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Egypte - Des «Yamakasi» à l'assaut des pyramides (VIDEO)

Les adeptes des cascades urbaines se souviennent sans doute de Yamakasi, célèbre film du français Luc Besson, tourné en 2001 (vous pouvez en trouver un extrait sur ce lien).

Ces cascadeurs des temps modernes n'existent pas que sur grand écran, puisque leur discipline a un nom et se pratique dans le monde réel: il s’agit du parkour, et ses adeptes se nomment les traceurs. Le site de France 24 s’est intéressé à la discipline, qui rencontre un certain succès en Egypte:

«Né en France dans les années 2000, le parkour doit sa popularité au film Yamakasi, ainsi qu’à plusieurs reportages et documentaires diffusés à la télévision. 

Cette discipline, qui consiste à franchir des obstacles en les sautant ou en les escaladant, s’est ensuite rapidement répandue à travers le monde grâce à Internet. C’est en 2005 que le parkour a connu ses premiers balbutiements en Égypte.»

Nasser Mahmoud est aujourd'hui «le doyen de l’équipe égyptienne de parkour, forte de plus de 60 traceurs».

Il témoigne ainsi de son expérience de traceur au Caire, égrenant ses écrits de nombreuses illustrations:

«J’ai commencé à m’entraîner avec un petit groupe d’amis, de façon complètement informelle, dans des salles de sport. J’étais, en parallèle, professeur d’éducation physique.

Deux ans plus tard, j’ai entendu dire qu’une équipe de parkour se constituait au Caire et cherchait un coach. Je me suis proposé. Nous avons effectué notre premier vrai entraînement en tant qu’équipe de traceurs le 31 mars 2008.»

Les entraînements du parkour se font de deux manières: en salle (surtout pour les débutants) et en ville, donc en extérieur. Les traceurs du groupe de Mahmoud effectuent parfois des cascades pour des films et participent à des évènements internationaux. Mais pour l’entraîneur, il est important de comprendre la philosophie de ce sport de plus en plus populaire:

«C’est un sport qui célèbre la liberté, une discipline qui permet à chacun d’exprimer ce qu’il a à l’intérieur de lui par le mouvement. Et puis c’est un sport d’obstacles. C’est comme dans la vraie vie: il faut les franchir pour avancer.»

Lu sur France 24

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