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JO 2012 - Comment les sportifs kényans réconcilient leur nation

Le sport, facteur d’unité et de paix sociale? Avec le début imminent des Jeux olympiques de Londres 2012, le Kenya se rassemble derrière ses sportifs et les soutient sans distinction, si ce n'est celle de la performance.

Comme le titre un article du Christian Science Monitor, «Quand les olympiques kényans courent, la nation divisée à des chances de se réunir».

Ce que confirme Ben Mutsotso, sociologue à l’université de Nairobi, la capitale kényane:

«Quand les Jeux commencent, les Kényans vont s’asseoir ensemble comme les citoyens d’un pays uni, et vont encourager leurs coureurs. Les Jeux apportent un sentiment de fierté, de réussite et d’unité à tous les Kényans au-delà de leur ethnie, de leur origine, ou de leur classe sociale. Cela apporte la paix.»

Une paix sérieusement compromise en 2008, alors que des violences avaient éclaté à travers le pays à la suite du scrutin présidentiel. Bilan: 1.300 morts, 600.000 déplacés, jusqu’à ce que les deux camps ennemis décident de s’asseoir à la table des négociations.

A l’époque, ces violences n’avaient pourtant pas empêché les Kényans de suivre les Jeux olympiques de Pékin ni de soutenir leurs sportifs en lice.

Douglas Wakiihuri —médaille d’or du marathon aux Championnats du monde d’athlétisme à Rome en 1987— est optimiste: il faut espérer que l’esprit des Jeux perdurera pour les prochaines élections, en 2013

«Il y a déjà certaines peurs, mais en tant que nation unie nous devrions réussir à porter cet esprit d’unité jusqu’aux élections.»

Lu sur The Christian Science Monitor

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