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Centrafrique: Paris évoque "la contribution positive" de Moscou

La ministre française des Armées Florence Parly a évoqué mardi à Bangui "la contribution positive" de la Russie en Centrafrique qui doit cependant s'inscrire dans l'initiative africaine pour la paix dans ce pays en conflit depuis 2012.

"Ce qui est important, c'est que l'aide apportée notamment par la Russie puisse respecter les règles qui sont posées au niveau de la communauté internationale et par les Nations unies", a déclaré Mme Parly lors d'un point de presse.

Selon elle, "il est important également que cette contribution positive qu'un certain nombre de pays, parmi lesquels la Russie, apportent, puisse s'inscrire dans l'initiative africaine de paix qui est soutenue par l'UA", l'Union africaine, a-t-elle ajouté.

"La France est très attachée (..) à ce que cette aide puisse être coordonnée avec l'aide apportée par la communauté internationale", selon Mme Parly.

En quelques mois, la Russie a investi tous azimuts dans cette ancienne colonie française, formant 2.000 soldats et les aidant à se déployer dans certaines localités reculées du nord, du centre ou du sud-est.

Elle y a envoyé 170 instructeurs civils, qui ne sont autres que des mercenaires, étroitement liés à des sociétés minières russes, et avoisinent aujourd'hui les 300 à 400 hommes, selon des sources occidentales.

Elle a également fourni des armes, après avoir obtenu une exemption à l'embargo décrété par l'ONU sur la livraison d'armes à la Centrafrique.

"Il n'y a aucun obstacle de principe du côté de la France pour que cet embargo soit levé" définitivement, selon Mme Parly, qui devait elle-même remettre des fusils d'assaut à l'armée centrafricaine au cours de sa visite.

"Ce qui est important c'est que ces armes, dès lors qu'elles seront livrées aux forces armées centrafricaines, puissent être identifiées, stockées et tracées", a-t-elle souligné, en ajoutant: "dès lors que ces conditions sont réunies il n'y a aucune raison à ce que l'embargo ne puisse être levé".

La ministre française, arrivée lundi soir à Bangui a par ailleurs tenu à "couper court à une mauvaise rumeur" sur la présence de la France, ex-puissance coloniale, en Centrafrique. "La France n'est pas partie, la France est toujours présente sur différents terrains, militaire, diplomatique et sur le plan du développement (...) La France est là et elle le restera", a-t-elle assuré.

AFP

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