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Une université sud-africaine au cœur d'un scandale sexuel

L’université  de technologie Tshwane à Pretoria, en Afrique du Sud, est impliquée en ce moment-même dans un scandale sexuel digne du roman Disgrace du Nobel sud-africain de litterature J.M. Coetzee.

Le 17 juillet, on apprenait par le Pretoria News qu’un maître de conférences à l’université de technologie Tshwane a été renvoyé pour harcèlement sexuel.

Un renvoi qui fait suite aux plaintes d’une étudiante en journalisme qui a accusé le professeur de lui avoir demandé des faveurs sexuelles en échange de bonnes notes.

Approchée par Pretoria News, l’université a fermement refusé de commenter l’évènement.

«C’est un problème interne qui ne concerne que l’université. Mais ne vous inquiétez pas, une enquête est en cours», a notamment déclaré à la presse la porte-parole de l’université Willa de Ruyter.

Malgré l’omerta de l’université à ce sujet, le scandale a déchaîné les foules sur le réseau social Facebook, le 17 juillet.

Sur le réseau social, tout le monde y est allé de son propre commentaire concernant le renvoi de ce professeur.

«Donc c’est fait, il est renvoyé. Dieu merci, maintenant les étudiants auront moins de mal à valider leur année maintenant qu’il n’est plus là… Plus de commentaires acerbes de sa part», pouvait-on lire.

Avant qu’une autre étudiante renchérisse:

«Ceux qui ont soutenu le professeur ont perdu la bataille», faisant référence aux étudiants en journalisme qui auraient soutenu l’idée que l’étudiante en question se serait vengée du professeur, car elle aurait obtenu de mauvaises notes.

«Je me fiche de savoir s’il verra mon post ou non. Il est viré et hors de mes pensées!», a écrit une autre étudiante visiblement soulagée de ce renvoi.

Avant d’ajouter plus loin:

«Ne jamais penser que sortir ou essayer d’obtenir des faveurs sexuelles d’une étudiante vous mènera quelque part».

Il y a trois ans, l’étudiante, alors en première année de journalisme, et le professeur déchu avaient entamé une discussion via le réseau social au cours de laquelle ce dernier avait communiqué son envie d'avoir une relation avec son élève, apprend-on du Pretoria News.

L’université de technologie Tshwane n’en est pas à son premier scandale sexuel.

En 2008, une enquête intra-universitaire avait révélé que deux étudiantes avaient eu des relations sexuelles avec des employés de l’université en échange d’une bourse étudiante.

Lu sur Pretoria news, News24

 

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