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Les Ivoiriens priés de quitter Israël illico presto

Les 2.000 immigrés ivoiriens résidant en Israël doivent quitter le territoire. Et ce, avant le 16 juillet au soir. Une décision prise par le ministre de l’Intérieur israélien Elie Yishaï le 28 juin dernier.

«500 dollars par adulte et 100 dollars par mineur, voilà ce que propose le gouvernement israélien aux ressortissants ivoiriens pour quitter le pays avant ce soir, dernier délai», rapporte RFI.

La plupart de ces immigrés avaient rejoint Israël de façon clandestine après la crise post-électorale ivoirienne. En 2011, de nombreux partisans de Laurent Gbagbo avaient fui la Côte-d’Ivoire par peur de représailles. Plus d’un an après, la majorité de ces immigrés ivoiriens refusent de rentrer.

«Fin juin, la cour israélienne a refusé à 132 réfugiés ivoiriens l'asile et (...) il a été décidé qu'ils devaient partir. Les réfugiés (…) ne veulent pas partir maintenant», explique à RFI Igal Shtayim, fondateur de l'association d'aide aux migrants Marak Liwinsky à Tel Aviv.

L’avis d’expulsion a reçu l’aval du président ivoirien Alassane Ouattara qui avait fait un voyage en Israël au mois de juin. Les Ivoiriens n'ont guère le choix. S’ils refusent de rentrer en Côte-d’Ivoire, le gouvernement israélien leur promet la prison.

«Ils sont en train de construire un immense camp qui est en fait une prison et ils font tout ce qu'ils peuvent pour les mettre dehors. Une partie d'entre eux va accepter parce qu'ils veulent éviter d'aller en prison, donc certains vont probablement partir et juste une minorité décidera de rester», déclare Igal Shtayim à RFI

Après les Sud-Soudanais, c'est donc au tour des Ivoiriens de faire les frais de la campagne anti-clandestins menée par Israël.

Lu sur RFI

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