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RDC: 17 activistes pro-démocratie en liberté provisoire

Dix-sept militants pro-démocratie arrêtés le 1er novembre ont été remis en liberté provisoire dimanche en République démocratique du Congo où une ONG britannique contre la torture s'est alarmée des conditions de détention d'activistes entre 2005 et 2017.

"Nous sommes tous libres depuis hier, on nous a accordé une liberté provisoire. Nous sommes convoqués vendredi au parquet", a déclaré lundi à l'AFP Gloria Senga, la coordinatrice du mouvement Vigilance citoyenne (Vigi).

Les 17 militants sont poursuivis pour "trouble à l'ordre public et désobéissance civile". Ils ont été détenus à la prison centrale de Makala à Kinshasa où ils avaient refusé de s'alimenter pour demander leur liberté.

Ils ont été interpellés alors qu'ils participaient à des actions d'"éducation civique et électorale" à l'approche de la campagne pour les élections présidentielle, législatives et provinciales du 23 décembre qui commence officiellement ce jeudi.

"Ils appelaient le peuple congolais à voter responsable, à ne pas voter par peur", a déclaré à l'AFP leur avocat Me Donald Kabasele.

"Aujourd'hui (lundi), ils doivent consulter leur médecin car leurs conditions de détention étaient inhabituelles", a ajouté l'avocat.

Étudiants pour la plupart, ces jeunes militants n'avaient jamais fait de prison, selon leur avocat.

Ils n'ont pas été maltraités en prison où les conditions de détention sont "inhumaines", selon lui: "Au cachot, ils ne se lavaient pas, ils dormaient à même le sol".

Le 9 novembre, l'organisation britannique Freedom from torture avait affirmé que "l'armée, la police et les services de renseignement de la République démocratique du Congo commettent régulièrement des actes de torture sur des activistes politiques et des droits humains".

L'ONG évoquait dans son rapport des cas de "viols collectifs, de strangulations et d'électrochocs".

Freedom from torture affirme avoir consulté "les rapports d'examens pratiqués par des spécialistes de médecine légale sur 74 Congolais - 49 femmes et 25 femmes", détenus entre 2005 et 2017.

De son côté, Human Right Watch (HRW) affirme avoir "également documenté le recours systématique aux arrestations, aux détentions arbitraires et aux mauvais traitements, ainsi que l'usage fréquent de la torture sur des personnes soupçonnées d'être des opposants et des activistes politiques".

AFP

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