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Les jeunes au secours du Nord-Mali?

A quand une intervention dans le Nord-Mali? Une question qui taraude l'esprit de nombreux Maliens, impuissants face à cette crise politique, dont le coup d’Etat contre l’ancien président AmadouToumani Touré n’a été que l’élément accélérateur.

Les Maliens se préparent à une intervention avec ou sans l'aide des puissances internationales.

Et compte-tenu du délitement de l’armée malienne, des citoyens sont recrutés et entraînés dans des terrains de football à Bamako. Un observateur de la chaîne France 24 est allé à leurs rencontres.

«Ces gens sont, pour la plupart, originaires du Nord-Mali. Ils sont étudiants ou commerçants. Il y a même beaucoup de filles parmi eux. La personne qui s’occupe du recrutement est, d’ailleurs, une étudiante. Leur groupe s’appelle Bou Yan Ba Hawi, ce qui signifie en songhaï: "la mort vaut mieux que la honte". Quand j’ai parlé avec eux, ils me disaient tous la même chose: "L’heure du sacrifice a sonné".»

Depuis le mois de janvier, les rebelles touareg s’opposaient  à l’armée régulière dans le nord du pays.

Depuis début avril, les rebelles liés aux combattants islamistes proches d’al-Qaida au Maghreb islamique contrôlent Gao, Kidal et la mythique Tombouctou.

La crise dure et une intervention militaire des pays africains dépendra de la bonne volonté de la France, l’ancienne puissance coloniale ou de l’Algérie, la puissance régionale.

«La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union africaine attendent le feu vert de l’ONU pour l’intervention d’une force militaire interrégionale dans le nord du Mali», rappelle encore France 24.

Las d'attendre une décision des "grands" et convaincus que l’armée malienne ne fait pas le poids contre les combattants touareg, les citoyens continuent leurs entraînements quasi-militaire.

«J’ai même vu un homme contraint de faire une série de pompes parce qu’il avait fumé une cigarette pendant une pause», conclut l'observateur malien de la chaîne française.

Lu sur France 24

 

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