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Cameroun - Ces homophobes qui veulent manifester leur haine (VIDEO)

La «gay pride», cette fête internationale célébrée par les homosexuels du monde entier, le 30 juin de chaque année, l’association Rassemblement de la jeunesse camerounaise (RJC) ne veut pas en entendre parler.

A l’inverse, elle a même décidé de consacrer une journée annuelle pour que les Camerounais puissent manifester librement leur homophobie.

Selon le site d’information Afrik.com, la date choisie par cette association serait le 21 août, une date symbolique qui fait référence à ce jour du 21 août 2006 où Narcisse Olivier Djomo Pokam, étudiant camerounais de 31 ans, aurait été sauvagement assassiné par des présumés homosexuels.

L’association ne cache pas sa haine des homosexuels à tel point que son porte-parole, lors d’un débat télévisé à la télévision camerounaise, a qualifié l’homosexualité de «crime contre l’humanité».

La décision d’organiser un rassemblement annuel pour lutter contre l’homosexualité, une pratique sexuelle interdite par les lois camerounaises, a été rendue publique par le RJC, le 23 juin 2012 à l’issue d’une réunion à Yaoundé, la capitale du Cameroun.

A terme, l’association souhaite que cette journée ne se limite pas simplement au Cameroun mais s’étende à tous les pays du monde.

Le RJC n’en est pas à sa première opération coup-de-poing contre l’homosexualité, rappelle Afrik.com.

En mars dernier, l’association avait déjà interrompu une réunion organisée par des défenseurs de la cause homosexuelle.

Débat sur le thème de l'homosexualité, organisé sur la chaîne Vox Africa entre Sismondi Barlev Bidjocka, porte-parole de l’association Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise et Maître Alice Nkom, défenseuse des droits des homosexuels au Cameroun.

Lu sur Afrik.com

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