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Tunisie - Ces fillettes endoctrinées et voilées par les salafistes

Des petites filles couvertes d’un voile blanc dans des jardins d’enfants financés par des associations islamiques.

Une réalité inquiétante selon le Ministère tunisien de la Femme, qui craint une emprise de la doctrine salafiste sur ces fillettes dans le pays.

Mais les avertissements du ministère au gouvernement tunisien sont restés lettre morte.

La Tunisie, selon les données de 2011, dispose de 3.843 jardins d’enfants dans tout le territoire et 1.200 écoles coraniques, rappelle le site tunisien Kapitalis.

«Nous avons contacté le ministère de l’Intérieur pour qu’il procède à la fermeture immédiate de ces jardins d’enfants soi-disant islamiques dont le nombre commence à nous impressionner et le contenu de leur programme religieux non fondé nous inquiète au plus haut point. Et le risque est vraiment grand», affirme Faouzia Jabeur, responsable du Ministère de la Femme.

La responsable du ministère dénonce également le manque de transparence des jardins d’enfants, qui n’ont pas forcément un cahier des charges à suivre. Le danger est connu. Alors à quand une intervention du gouvernement?, questionne le site tunisien Kapitalis.

«Depuis qu’Ennahda est au pouvoir, une pluie d’autorisations a été accordée à des associations islamiques», affirme le site tunisien.

A fortiori avec l’été, ces jardins d’enfants islamiques prennent par ailleurs le relais des autres jardins (laïques) fermés pour les vacances.

«Habituellement, il y a dans tous les quartiers des kottab (écoles coraniques), qui se chargent d’enseigner le Coran selon les instructions du ministère de tutelle. Mais aujourd’hui, ce sont ces jardins d’enfants qui drainent les petits et à n’importe quel prix», raconte un habitant dans la région de l’Ariana.

Qu’enseigne-t-on dans ces jardins d’enfants? La religion. Mais pas n’importe laquelle, celle des wahabbites, tout droit venue de l'Arabie Saoudite ou du Qatar.

«Ici, les fillettes sont voilées de la tête aux pieds» observe un autre habitant du côté de Montfleury à Tunis qui dénonce «le bourrage du crâne en compagnie d’un personnel qui écorche même les versets du Coran et qui leur raconte n’importe quoi».

Y trouve-t-on des jouets? Non c’est haram (illicite).

«Pas de mixité, c’est «haram», pas de chant et de musique, c’est «haram», pas de danse et de jeu, c’est satanique…», ajoute le site tunisien.

Lu sur Kapitalis

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