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Mali - Un bouclier de troupes d'élite pour les autorités de transition

1.200 hommes sur les 33.000 soldats que compte l’armée malienne, rien que ça.

Le gouvernement du Mali a décidé de la création d’une force spéciale qui n'aura qu’une seule mission: sécuriser le processus de transition.

Il s’agira d’un «corps d'élite indépendant de douze cents éléments chargés d'assurer la protection des institutions de la République» indique le communiqué gouvernemental rapporté en partie par le Journal du Mali.

Ces forces spéciales auront pour mission d’«assurer la sécurité du chef de l'Etat, du Premier ministre, du président de l'Assemblée nationale et des présidents des autres institutions de la République.»

Indépendant du reste de l'armée, le corps d'élite sera placé «sous l'autorité directe du président de la République.»

La décision se justifie par le lynchage, le 21 mai 2012, du président de transition, Dioncounda Traoré, au sein même du palais présidentiel, par des manifestants en colère qui avaient envahi les lieux.

A l’époque, les observateurs s’étaient étonnés de la passivité déconcertante des quelques éléments militaires sur place, qui s’étaient laissés déborder par la foule sans opposer de résistance véhémente.

Depuis lors la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) souhaitait envoyer à Bamako une force africaine au Mali chargée de protéger les institutions.

En prenant cette décision, les autorités maliennes, anticipent elles-mêmes cette nécessité en se dotant elles-mêmes d'une unité pour remplir ce rôle.

Toute chose qui n'a pas empêché le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra de «solliciter les pays amis du Mali pour parfaire la formation de ce corps d'élite et renforcer son équipement matériel et logistique.»

Lu sur le Journal du Mali

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