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Présidentielle en RDC: les pro-Kabila dénoncent "une manipulation" après un sondage

Les partisans du président Joseph Kabila ont dénoncé jeudi une "manipulation" après la publication d'un sondage donnant deux ténors de l'opposition en tête des intentions de vote à la présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo dans un contexte de tension.

Dans ce sondage publié mardi, Félix Tshisekedi président du parti historique d'opposition et l'ancien président de l'Assemblée nationale passé à l'opposition Vital Kamerhe sont en tête des intentions de vote devant le candidat du pouvoir Emmanuel Ramazani Shadary arrivé  en troisième position.

"C'est de la manipulation maladroite que nous dénonçons", a déclaré 

à l'AFP le ministre de l'Aménagement du territoire Félix Kabange, porte-parole du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition électorale de la majorité au pouvoir en RDC.

Ce sondage a été réalisé conjointement par l'organisation congolaise Bureau d'études, de recherches, et de consulting international (Berci) et par le Groupe d'études sur le Congo (GEC) de l'Université de New-York.

"Berci et GEC tentent maladroitement de discréditer Emmanuel Ramazani Shadary alors que sur le terrain c'est le contraire qui est constaté par des personnes neutres et rigoureuses", a affirmé M. Kabange, comme d'autres cadres du gouvernement et des partis au pouvoir l'ont dit en substance avant lui.

Le  ministre a mis en cause l'un des fondateurs de Berci qui est également directeur de cabinet et porte-parole de Moïse Katumbi, un autre poids-lourd de l'opposition en exil qui a été exclu de la présidentielle. "A travers le résultat de ce sondage de Berci, on voit la main d'Olivier Kamitatu", a-t-il dit.

Une accusation que l'intéressé à niée. "C'est ridicule! J'ai quitté Berci depuis près de 20 ans. Je ne connais rien de près ou de loin de ce qui se fait à Berci", a réagi M. Kamitatu, joint au téléphone par l'AFP.

Le sondage en question a été mené du 29 septembre au 15 octobre 2018, auprès de 1179 personnes âgées de 18 ans et plus, réparties dans les 26 provinces du pays. Les interviews ont été enregistrées sur des tablettes électroniques à l'aide de l'Open Data Kit (ODK), expliquent les auteurs dans une note.

Un total de 21 candidats sont en lice pour la présidentielle prévue le 23 décembre en même temps que les élections législatives et provinciales. La Constitution interdit à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, élu en 2006 et réélu dans la contestation en 2011, de se représenter.

La tenue des scrutins a déjà été reportée à deux reprises fin 2016 et fin 2017.

AFP

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