SlateAfrique

mis à jour le

Les Ivoiriens ne croient pas à des menaces de coup d’Etat

 En Côte d’Ivoire, le régime du président Alassane Ouattara est sur les dents. Et pour cause, la relative instabilité que vit le pays l’amène à voir et à révéler des tentatives de coups d’Etat et de déstabilisation partout.

Mais les Ivoiriens attendent des preuves formelles de ces allégations avec leur cortège d’arrestations.

«Les dernières interpellations en date concernent trois officiers de l’armée de l’air: le médecin-chef, le responsable du centre d’instruction des fusiliers commandos et le chef du bureau informatique. Officiellement, les trois gradés sont retenus à l’état-major des Forces républicaines de Côte d’Ivoire pour insubordination. Une façon d’empêcher les curieux et autres défenseurs des droits de l’homme d’en savoir plus sur leur sort puisqu’il ne s’agirait que d’une affaire d’indiscipline. Autrement dit, une affaire interne à l’armée», fait savoir RFI.

Le flou artistique qui entoure ces tentatives de coups d’Etat ou de déstabilisation ainsi que les arrestations de plus en plus nombreuses amènent les Ivoiriens à se poser beaucoup de questions sur le sort des personnes arrêtées.

Abidjan.net souligne:

«Tous les militaires arrêtés le sont parce que soupçonnés de participer à un projet de déstabilisation, sans la moindre espèce de preuve. Selon les informations en notre possession, c’est au bas mot, près d’un millier (peut-être) de corps habillés issus des ex-FDS qui croupissent dans les geôles officielles et surtout officieuses du régime. Si le lieu de détention des militaires le plus connu reste la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (MAMA), où sont détenus environ 200 militaires tous corps confondus, il reste que le gros lot des détenus est éparpillé dans les cachots officiels.»

Cette situation fait comparer par certains Ivoiriens les arrestations à de la pluie dont la saison en est particulièrement abondante déjà. Mais reste la question essentielle de savoir si cette saison conduira à des lendemains qui chantent ou déchantent.

Lu sur RFI, Abidjan.net

 

A lire aussi

Côte d'Ivoire: qui a parlé de justice de vainqueurs?

En côte d'Ivoire, la réconciliation est au point mort

Abidjan sous la menace permanente d'un coup d'Etat