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Centrafrique: au moins 30 civils tués

Au moins 30 civils ont été tués en août et septembre dans des violences commises par des groupes armés à Bria et aux alentours de cette capitale du diamant de la Centrafrique, dans l'est du pays, a rapporté l'ONU.

Selon le texte obtenu mardi, "ces crimes, dont beaucoup pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, sont imputables à la coalition ex-Séléka (...) et aux antibalaka", des milices armés combattant en Centrafrique pour le contrôle local des ressources et d'une influence politique.

Ce communiqué de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) est l'aboutissement d'une enquête onusienne ouverte début septembre après que neuf déplacés d'un camp de la ville aient été retrouvés morts à l'extérieur du camp.

Dans un rapport publié début octobre, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a pointé du doigt les rebelles du groupe armé Front populaire pour la renaissance en Centrafrique (FPRC), les accusant d'avoir "tué le 25 août au moins 11 civils qui avaient fui le quartier de Borno (à Bria) après des affrontements entre le FPRC et la milice antibalaka".

Dans le même rapport, un commandant régional du FPRC, le "général" Tijani, avait démenti: "les antibalaka veulent que je quitte la région parce que je leur mène un combat acharné. Ils tuent donc des civils et me font ensuite porter le chapeau."

Outre le FPRC, les crimes contre les civils à Bria sur cette période ont aussi été commis par des antibalaka et autres groupes affiliés à l'ex-Séléka, indiquent la Minusca et HRW.

Capitale du diamant centrafricain, la ville est occupée par une myriade de groupes armées: FPRC, Union pour la paix en Centrafrique (UPC), Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), antibalaka...

Ils combattent pour le contrôle des ressources de la zone, ainsi que pour l'influence politique locale dans cette ville pivot du centre-est.

Bria compte 100.000 habitants, dont une majorité sont déplacés dans le camp de déplacés du PK3, le plus grand du pays.

Depuis 2013, la quasi-totalité du territoire de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, classé parmi les plus pauvres au monde mais riche en diamants, or et uranium.

La chute cette année-là du président François Bozizé, renversé par l'ex-rébellion de la Séléka qui se proclamait protectrice des musulmans, avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka, prétendant défendre les non-musulmans.

AFP

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