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Soudan - Bientôt la chute d'Omar el-Béchir?

Khartoum fait-il face à une révolution populaire comme cela fut le cas, il y a plus d’un an, au Caire ou à Tunis? Les symptômes paraissent quasi similaires: des manifestations à répétition dans la capitale, des affrontements avec les forces de l’ordre, la colère des Soudanais devant la hausse du coût de la vie.

«Les autorités ont pourtant répondu par une répression violente, qui a suscité une condamnation internationale, mais a échoué à étouffer l’indignation des manifestants», lit-on dans les colonnes du quotidien britannique The Independent.

La police a tiré sur des manifestants avec des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes, des dortoirs universitaires ont été perquisitionnés et des étudiants battus, tandis que des centaines de militants et de leaders de l'opposition ont été emprisonnés, précise le quotidien. Des coup de bâton qui rappellent la répression sans foi ni loi de l’armée égyptienne, en décembre 2011.

Au Soudan, les manifestations pourraient atteindre leur paroxysme vendredi 29 et samedi 30 juin, date anniversaire de l’accession au pouvoir du régime actuel, il y a déjà vingt-trois ans, rappelle The Independent.  

«Il y a un an Omar el-Béchir s’est moqué de nous en disant que la protestation était impossible [au Soudan]. Alors, ce week-end, nous allons lui montrer que nous pouvons faire l'impossible», a déclaré Youssef Elmahdi, un jeune militant de Khartoum.

Des révoltes sporadiques ont déjà éclaté au Soudan, mais celles-ci s’avèrent de plus grande ampleur, impliquant plus de 20.000 personnes. Assez pour faire vaciller le régime d’Omar el-Béchir?

«Les hausses de prix pourraient se révéler être la goutte qui fait déborder le vase», conclut The Independent.

Lu sur The Independent

 

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