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Afrique du Sud - Des rugbymen néo-zélandais mêlés dans un viol collectif

Quatre membres de l’équipe de rugby des moins de 20 ans de la Nouvelle-Zélande sont accusés d’avoir violé une femme de la ville du Cap, en Afrique du Sud, rapporte le journal sud-africain the New Age.

Les faits se seraient déroulés, le 22 juin, dans une chambre d’hôtel du Cap, quelques heures seulement après que les «baby Blacks» (surnom de l’équipe néo-zélandaise) aient perdu 22-16 contre les «baby boks» sud-africains, en finale du championnat du monde de rugby des moins de 20 ans au stade Newlands, au Cap.

C’est une défaite historique car les «baby Blacks» n’avaient, jusque-là, jamais perdu en phase finale, depuis la création du championnat du monde junior, en 2008.

Cette défaite serait-elle à l’origine du viol supposé?

Quoiqu’il en soit, le journal The New Age révèle que la jeune femme en question, âgée de 22 ans, a déposé une plainte pour viol, le lendemain des faits.

«Je peux vous confirmer qu’une femme a déclaré avoir été violée dans cet hôtel. La victime est, toutefois, incapable d’identifier ses violeurs parce qu’elle ne se rappelle pas ce qui s’est passé», a affirmé le porte-parole de la police Col Vish Naidoo.

Présents sur place le matin de l’incident, des experts ont effectué des examens médico-légaux et prélevé des échantillons d’ADN, précise le Daily Telegraph.

Cependant, quelques éléments troubles sur l’affaire demeurent.

Selon un employé de l’hôtel, la femme connaissait parfaitement les joueurs de rugby.

«Il semblerait qu’elle avait vu les joueurs de rugby plus tôt dans la soirée car elle savait exactement dans quelle chambre ils séjournaient», a-t-il déclaré.

«Je pense qu’elle vit à proximité de l’hôtel. Mes collègues m’ont dit qu’elle était saoule. Le samedi 23 juin au matin, elle a appelé ses parents pour qu’ils viennent la récupérer à l’hôtel».

Une incrédulité que même la police partage.

«Ses parents ont insisté pour qu’on ouvre une enquête même si nous ne sommes pas sûrs que la jeune femme ait été violée. Malgré tout, nous avons trouvé du sang sur un des draps».

L’équipe néo-zélandaise a, elle, été autorisée à quitter le pays et pris son avion comme prévu.

Lu sur The New Age, The Daily Telegraph

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