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Ratage dans une école privé by amekinfo via Flickr/CC
Ratage dans une école privé by amekinfo via Flickr/CC

Maroc - Faut-il abandonner le français?

Faut-il abandonner le français ? Un débat sans fin et presque consubstantiel à l’identité marocaine. Un débat qui induit aussi une question subsidiaire : faut-il remplacer le français par l’arabe... ou l’anglais? Tour d’horizon des arguments.

C’est un ministre de la Communication anglophone et américanophile qui a osé mettre les pieds dans le plat avec la réforme des cahiers des charges de l’audiovisuel. Si toutes les polémiques se sont cristallisées autour de la réduction de la place du français sur les écrans, ce n’est pas un hasard. Langue du colon puis de l’élite, l’idiome a mauvaise presse auprès de ceux qui ne le parlent pas. Et le combat est inégal face à l’arabe.

« L’arabe n’est pas la langue de ce monde, c’est la langue de Dieu. A côté d’elle, aucune langue n’existe », souligne l’écrivain Driss Jaydane.

Vouloir remplacer un journal en français par un débat en arabe n’est pas non plus innocent et masque d’autres desseins pour Mehdi Lahlou (universitaire, membre du PSU).

«Dans le débat sur les cahiers des charges, la question de la langue est en réalité accessoire. Le véritable problème est la création d’un espace médiatique qui soit démocratique. La langue n’est que la feuille de vigne qui cache une volonté idéologique voulant changer la façon de réfléchir de la société».

Poser les termes du débat

Ahmed Assid renchérit : «Le PJD veut faire passer le discours religieux à travers l’arabe classique». Mais l’arabe des médias, que la moitié de la population ne comprend pas, n’est pas le seul enjeu de la francophobie latente. Il y a surtout la place qu’est amenée à laisser (où à prendre davantage ?) la langue de Molière dans l’enseignement. Déjà conspué par les chantres de l’arabisation, ceux-là mêmes qui envoient leurs enfants dans les missions tout en appelant le peuple à s’arabiser, le français se trouve aujourd’hui minorisé dans nos écoles et mal inculqué.

Ne faudrait-il pas commencer par mieux enseigner, et l’arabe et le français, avant de déclarer cette dernière langue caduque ? N’est-ce pas un repli identitaire que de vouer cette langue aux gémonies parce qu’on en a été écarté ?

«Appeler à enseigner l’anglais, c’est bien, mais que les tenants de cette proposition aient le courage d’aller jusqu’au bout !», assène Assid.

Ils le pourraient difficilement dans la mesure où le français est bien implémenté dans notre pays, en plus d’être stratégique pour le développement du business. La solution réside peut-être dans l’acceptation de cette langue comme élément constitutif du patrimoine marocain et de l’enseigner correctement aux Marocains. A tous les Marocains !

Le français est en perte de vitesse face à l’anglais, il contribue à la division de la société marocaine et c’est une langue importée par la force. Mais nous nous la sommes déjà appropriée. C’est une ouverture sur un monde multiple et une opportunité pour maintenir sa place dans la communauté francophone et, notamment, dans la course au développement économique.

Oui, c’est la langue du colon

En 1909, trois ans avant le protectorat, les premières écoles françaises sont implémentées à Tanger. Le missionnaire François Herbette s’intéresse à l’influence de la France à travers l’apprentissage de la langue pour barrer la route notamment aux Allemands et aux Espagnols qui lorgnaient également le royaume chérifien.

Il écrit : «L’école ne sert pas seulement à propager notre langue et à répandre l’instruction, elle opère directement, avec une efficacité surprenante, pour faire apprécier les Français et aimer la France».

Il explique que l’implémentation du français serait facile, et décrit avec dédain les « mssid », les écoles coraniques.

«Il suffit pour deviner l’insignifiance (du mssid), d’avoir aperçu, dans certaines ruelles de Tanger, par l’entrebâillement d’une porte, un groupe de petits Arabes accroupis dans une pièce obscure, sans meuble ni matériel d’aucune sorte, autour d’un taleb (étudiant) crasseux, qui leur fait inscrire et psalmodier les versets du livre saint, à l’exclusion de toute autre étude».

Après l’indépendance, cette vision coloniale n’a pourtant pas stoppé le développement du français, perçu comme la langue du progrès y compris par les nationalistes. L’auteur algérien Kateb Yacine résume bien cette idée en écrivant : «Le français est notre butin».

Cela étant, la toute-puissance coloniale est encore inscrite dans l’imaginaire populaire enclin à fustiger une langue à laquelle il n’a pas toujours accès, même si cette idée ne compte plus de partisans chez les intellectuels et les élites, y compris les islamistes.  «Je n’ai pas du tout ce complexe», nous dit par exemple Mohamed Hamdaoui, le président du Mouvement unicité et réforme, matrice idéologique du PJD. Le complexe n’est plus, mais le réflexe identitaire subsiste.

Non, elle fait partie de notre culture

Si le français n’est plus considéré comme étant la langue du colonisateur, fait-il pour autant partie intégrante de notre culture?

«Après cent ans, penser que c’est la langue du colonisateur, c’est se mentir», explique le philosophe amazighiste Ahmed Assid qui poursuit, «d’ailleurs même les analphabètes pensent que c’est la langue du progrès social, de la civilisation et de la technologie».

Pour ce dernier, ceux qui continuent de suggérer que c’est la langue du colonisateur appartiennent à une classe sociale aisée, qui maîtrise le français et veut garder à tout prix les postes clés pour ses enfants.

«La place du français est clairement établie par le fait que cette langue est obligatoire dans l’enseignement au Maroc. Ceux qui veulent arabiser se contredisent en maintenant son enseignement à leurs enfants, parfois dans les missions, tout en ayant un discours politique contraire. Pourquoi ? Parce que la classe politique n’y croit pas elle-même étant donné ses intérêts avec la France, et maintient uniquement un discours idéologique à l’adresse de la population», explique Assid.

Le philosophe précise que le français est toujours dominant dans les centres de décision, notamment l’armée, les finances et l’administration, preuve qu’il est profondément ancré dans l’ADN du pays. La création artistique et littéraire se fait encore beaucoup en français qui reste, qu’on le veuille ou pas, une langue d’ouverture et un pan de notre patrimoine.

Au lieu de fustiger le français, on gagnerait peut-être à mieux l’enseigner et à valoriser l’arabe pour renouer avec l’idéal marocain de l’indépendance comme le décrit Driss Jaydane dans cet extrait de son roman Le jour venu:

«Invincible génération qui inventa un homme maîtrisant le français comme l’arabe, et l’art nouveau et terrible à la fois, consistant à se prémunir des contraintes de chacune des deux langues en sautant, passant à leur guise, dans la même phrase, de l’une à l’autre. Inventant, donc, la langue sans contraintes. Celle du pur désir, du pur plaisir. Consacrant ainsi la grammaire d’une volonté de jouir à l’infini de ce Maroc, certes décolonisé, mais qui, avec mon père et ses amis, n’avait pas perdu au change. Mon père et ses amis furent cette race de mutants qui s’inventa un langage de la puissance, une nouvelle et terrible langue qui puisait tant dans les hadiths que dans le cogito». 

Oui, l’arabe est notre langue

Dans la Constitution du Royaume, l’arabe et l’amazigh sont les langues officielles. Pas le français. Il serait donc normal d’accorder une part importante aux langues officielles du pays, et considérer le français comme une simple langue étrangère à apprendre autant que l’anglais par exemple.

« La réalité, l’ouverture, voudraient que l’on s’ouvre aux langues étrangères et l’anglais est la langue numéro un à laquelle il faut s’intéresser», considère Mohamed Hamdaoui, le président du MUR.

Il en veut pour preuve le fait que la recherche scientifique se fait en anglais, de même que les plus grandes universités du monde enseignent en anglais et non en français.

Il n’appelle pas à écarter le français, dont la place est, selon lui, garantie par la Constitution qui appelle à enseigner et à valoriser les langues étrangères, mais à conquérir de nouvelles langues et surtout, à considérer à sa juste valeur la langue arabe.

«Dans un certain nombre de domaines, l’ouverture vers le français se fait au détriment de l’arabe. Comme pour l’administration. Il n’est pas normal de dresser un procès-verbal en français, alors que l’intervieweur et l’interviewé ont parlé en arabe par exemple!», s’indigne Mohamed Hamdaoui qui donne des exemples de pays ayant réussi à valoriser leur langue.

«En Jordanie et en Syrie, l’enseignement universitaire se fait en arabe. La médecine est par exemple enseignée en arabe et, selon l’Isesco, ce sont les médecins les mieux formés dans le monde arabe».

Pour ce dernier, l’arabisation n’a pas fonctionné parce qu’elle s’est opérée de manière partielle: elle s’est arrêtée au lycée.

Pour améliorer l’enseignement, il faudrait donc parachever l’arabisation tout en soutenant la diversité linguistique en inculquant le français bien sûr, mais aussi l’anglais et pourquoi pas le chinois pour les diplômés en économie?

«C’est un package», conclut-il.

Quid du contrôle exercé par les lauréats marocains des grandes écoles françaises sur l’économie marocaine? Ne faudrait-il pas maîtriser cette langue pour accéder à l’ascenseur social?

«C’est vrai que les lauréats des grandes universités américaines trouvaient du mal à s’intégrer dans ce système dominé par les écoles françaises, mais si on se projette dans l’avenir, on sent que cela change. Le futur est à la compétence, à la qualité et à l’anglais!», explique Hamdaoui.

Non, l’arabisation est une catastrophe

L’universitaire et homme de gauche Mehdi Lahlou ne partage pas cette vision car, pour lui, le malaise est plus profond : «Ni l’arabe ni le français ne sont bien enseignés».

La politique d’arabisation hâtive lancée par l’Istiqlalien Azzedine Laraki, dans les années 1980, a eu des effets néfastes sur la qualité des études, et en trente ans d’enseignement à l’Institut national des statistiques, le professeur Lahlou, pur produit de l’école bilingue marocaine, a vu le niveau des diplômés péricliter dangereusement.

«Comparé aux années 1970, le niveau des ingénieurs et des licenciés en français est proche de celui du CM1, et l’arabe n’est pas mieux loti. L’arabe utilisé est plus proche de la darija que du niveau académique requis», s’indigne-t-il.«Abandonner le français serait nous appauvrir ! Si l’arabe est un élément fondamental de l’identité marocaine, le français est une langue de travail, de l’administration et de l’économie. Pour garantir l’ouverture sur les marchés internationaux, la diplomatie et les technologies, le français est important».

Pour lui, il faut préserver l’arabe tout en renforçant largement le français et les autres langues étrangères et, pour cela, il faut remettre à plat le système éducatif.

Des modèles sont à chercher du côté de la Turquie, de l’Italie et des pays scandinaves. Ils enseignent dans leur langue nationale mais en gardant une ouverture importante vers une langue étrangère, français, anglais ou allemand, selon le cas.

Oui, le français contribue à la fracture sociale

Il y a quarante ans, un jeune Marocain de la vieille médina ou d’un bourg du Moyen Atlas avait un rapport pacifié avec le français.

Il avait appris avec un instituteur, souvent français, une langue qu’on lui présentait comme celle de l’égalité et de la liberté. Ainsi, pour le jeune Lahcen Daoudi, il n’y avait «pas photo» avec la medersa.

«Au primaire, on nous amenait des fqihs de la mosquée et, au niveau pédagogique, il n’y avait que le bâton. Alors, on se voyait plutôt dans le modèle de l’enseignant français... », nous avait confié le pjdiste francophone avant de devenir ministre de l’Enseignement supérieur.

Le français était alors une langue qui permettait de s’élever socialement et dont l’enseignement profitait aux fils de jardiniers comme aux enfants de notaires.

Aujourd’hui, quand un ould derb (enfant du quartier) entend parler un gamin de Lyautey en VF dans la rue, il le traite de zamel (homo). Le français est devenu une langue honnie par une grande partie du peuple qui en est exclue.

La langue est devenue le symbole ostentatoire de la fracture sociale. Un bachelier francophone sans mention a plus de chances de trouver un job en entreprise qu’un doctorant en arabe.

Cette césure linguistique est frappante dans les sièges sociaux où, comme le remarque l’écrivain Driss Jaydane, on parle arabe jusqu’au quatrième étage et français au-dessus : «La francophonie, c’est d’abord une affaire de “fricophonie”!»

L’arabisation a été un marché de dupes pour le peuple.

«Comment s’élever sur le plan professionnel en ne pratiquant qu’une langue enclavée, frappée par la malédiction de l’économie ? Comment pouvoir se situer dans une patrie où l’on ne peut pas réussir avec la langue officielle du pays ?», poursuit Jaydane.

Et ce marché de dupes istiqlalien est devenu une opportunité pour les islamistes qui ont cultivé ce ressentiment. Aux pauvres, la langue du sacré, aux «salauds de riches» la langue impie. «La télé devient alors, aux yeux des islamistes, le lobby des francophones. Le discours libertaire ? C’est celui des francophones qui ne font pas le ramadan. Ils sont forcèment contre Dieu, contre le peuple et la monarchie», résume Jaydane.

Mais, il pourrait redevenir un facteur d’ascenseur social

C’est un chauffeur de taxi à qui on indique sa route en arabe : «Tu crois que je ne suis pas assez bien pour me parler français?».

C’est un coiffeur à Hay Hassanni qui indique fièrement «coiffeur» sur sa devanture dans la langue de Dessange: «Il ne mérite pas d’être en français mon salon?».Le ressentiment vis-à-vis du français se teinte aussi d’un désir ambigu d’appropriation de la langue.

Plus de 27 000 Casablancais s’inscrivent chaque année aux cours de langue de l’Institut français (il n’y a qu’au Japon qu’il y a autant d’inscrits). De l’étudiant en gestion largué par l’enseignement francophone de l’université jusqu’à la bonne qui veut maîtriser la langue de ses employeurs, en passant par des parents qui se sont saignés aux quatre veines pour offrir un lycée agréé à leur progéniture et qui veulent pouvoir parler à leurs enfants dans la langue de l’école... On se bouscule à ces cours.

Comme on fait salle comble au centre Oulm Kalthoum de Sidi Moumen pour en apprendre le b.a.-ba.

Il y a toujours une soif de français. Pas pour maîtriser la langue de Molière, mais celle des affaires, de la réussite, de l’élévation sociale.

Les exclus du système sont lucides : les carences de l’enseignement scolaire marocain dans l’apprentissage du français provoquent cet afflux. On ne peut pas changer le système francophone mais on peut encore y accéder à force de volonté. L’étape suivante voudrait que les entreprises, l’Etat ou les mécènes s’attellent à généraliser ces cours de rattrapage pour donner une chance à tous.

Oui, la France ne veut pas de nous

Le pays qui prétendait à l’universalité n’aime plus le reste du monde.

Le score historique de Marine Le Pen et la campagne axée sur l’immigration de Nicolas Sarkozy sont le point d’orgue d’un processus enclenché il y a des années. En 2002, les gouvernements successifs ont promulgué cinq lois pour durcir les règles sur l’entrée et le séjour des étrangers ou l’acquisition de la nationalité. La dernière mesure en date n’est pas une loi, mais une simple circulaire tranchant avec la politique officielle de Sarkozy qui préconisait une immigration choisie en opposition à une immigration subie.

Avec la circulaire Guéant, on choisit... de ne plus choisir l’immigration choisie. Ce texte du 31 mai 2011 donne des consignes aux préfectures pour réduire les titres de séjour accordés aux étudiants étrangers. La mesure, même amendée, a provoqué des dégâts considérables en transformant en clandestins des diplômés marocains du système français.

Ajoutez à ces messages forts une augmentation de 50% des frais de scolarité pour les élèves de la mission ces cinq dernières années, et on finit par se demander si la France ne se tire pas une balle dans le pied...

Mais depuis le 7 mai, tout peut changer

Avec l'élection de François Hollande, la circulaire Guéant a été abrogée. C’était l’une des promesses du candidat.

Mais ce ne devrait pas être la seule mesure pour relancer les études en français. Lors de son passage au Maroc, Martine Aubry avait évoqué dans nos colonnes la création d’un Erasmus francophone.

Ce programme d’échange permet chaque année à près de 200 000 étudiants et 30 000 professeurs d’étudier ou d’enseigner dans un autre pays de l’Union européenne.

Le candidat socialiste aux législatives pour l’Afrique de l’Ouest nous a confirmé cet objectif de créer un Erasmus francophone avec des filières supérieures en co-diplomation. Par ailleurs, Pouria Amirshahi affirme qu’un gouvernement de gauche augmentera le nombre des étudiants étrangers.

Avant d’ajouter, «mais il nous faut aller plus loin : je prônerai demain, avec tous les pays francophones qui le souhaiteront, la création d’un passeport culturel et économique de la francophonie. Il s’agira de permettre à des chefs d’entreprise, des étudiants, des chercheurs, des scientifiques, des artistes, de construire des parcours de mobilité dans le cadre d’un projet personnel».

Mais si le français est en perte de vitesse dans le monde, est-ce vraiment un bon deal pour le Maroc ? Pouria Amirshahi a réponse a tout.

«La langue française peut rapprocher les peuples dans une même communauté de destin. L’intérêt du Maroc, qui a de grandes entreprises, est d’être présent sur les marchés francophones, au Canada comme au Sénégal, en Belgique, en France ou en Côte d’Ivoire. En revanche, je ne vois pas demain le Maroc gagner des parts de marché au Qatar ou en Turquie qui, eux, ne se priveront pas de pénétrer les marchés marocains. Bref, les tenants d’un recul du français se trompent de combat : on peut être en désaccord sur des grands sujets et parler la même langue».

C’est vrai que vu sous cet angle...

Zakaria Choukrallah et Eric Le Braz (Actuel)

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Journalistes pour le magazine marocain francophone Actuel.

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