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Bénin - Un gouvernement d'union nationale peut-il sortir le pays de la crise?

Il y a quelques jours le quotidien Le Matinal a révélé que des tractations étaient en cours en vue de la formation au Bénin d’un gouvernement d’union nationale ouvert à l’opposition pour faire face à la crise.

Dans sa livraison du 18 juin, le quotidien indiquait que le député Charlemagne Honfo, porte-parole du Parti du renouveau démocratique (PRD) de Me Adrien Houngbédji «réfute ainsi les rumeurs sur l’entrée du PRD au gouvernement de Yayi Boni».

Le Bénin fait face actuellement à une double crise sociopolitique et économique dont les répercussions pourraient se révéler dangereuses pour sa stabilité.

Une chose qui interpelle les dirigeants au pouvoir et toutes les forces vives du pays. Ce qui justifierait un dialogue et une ouverture politique.

Selon Le Matinal:

«Le chef de l’Etat est irrité par la fuite des informations autour du dernier remaniement où avant même l’obtention de l’avis consultatif du bureau de l’Assemblée nationale, les noms des ministres étaient dans la presse.»

«Chose importante, le remaniement pourrait toucher plus de 50% des portefeuilles actuels, précisent les mêmes sources».

Dans leur édition du 25 juin, les quotidiens Le Matinal et La Nouvelle Tribune reviennent sur ce remaniement du gouvernement et confirment l’acceptation du PRD d’entrer au gouvernement.

En tout cas, si le gouvernement d’union nationale en question venait à être formé, cela signifierait un aveu d’échec, surtout de la politique économique du gouvernement Boni Yayi.

Cela serait d'autant plus retentissant que le président et le Premier ministre béninois sont tous deux des économistes, anciennement hauts fonctionnaires de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’ouest (BCEAO).

Un échec qui, comme on peut le constater, a conduit le pays dans une impasse économique qui inquiète actuellement et l’Union européenne (UE) et la Banque africaine de développement (BAD) notamment.

Et même les pays voisins à en croire le Médiateur de la République, Albert Tévoèdjrè, qui est sorti de son mutisme pour adresser une lettre au président Boni Yayi.

Lu sur Le MatinalLa Nouvelle Tribune

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