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Pourquoi Féthi Boumaza n'a rien à voir avec Mohammed Merah

C’était le mercredi 20 juin 2012 à Toulouse, dans le sud-ouest de la France.

Féthi Boumaza, un homme âgé de 31 ans, retenait en otage quatre employés dans une banque CIC de la ville, avant d’être neutralisé par un raid policier.

D’après le quotidien La Croix reprenant l’AFP, il serait actuellement à l’hôpital où il s’est fait opéré, le 20 au soir, pour des blessures à la cuisse droite et à la main gauche. «Son pronostic ne semble pas engagé», dixit le procureur Michel Valet.

Cet incident n'est pas sans rappeler la fusillade mortelle du tristement célèbre Mohammed Merah. Un jeune homme qui proclamait faire le djihad et tua de sang froid 7 personnes à Montauban et Toulouse en mars dernier.

Sauf que Féthi Boumaza n’est qu'«un jeune déséquilibré en rupture de médicaments», rappelle le Huffington Post.

Présenté comme un schizophrène, il avait arrêté de prendre ses médicaments et était en rupture avec l’hôpital Marchant qui le suit depuis des mois, un hôpital spécialisé dans les pathologies en santé mentale.

Cette prise d’otage peut-elle alors être justifiée par un état mental fragile ou est-ce l’«effet copycat»?, s’interroge le site d’information Slate.fr.

Un copycat est une personne agissant d’une manière similaire à une action lue dans les médias.

Il est donc possible que Boumaza ait été inspiré par l’affaire Merah, hautement médiatisée.

D’ailleurs, d’après des sources policières, il se serait lui aussi revendiqué d’al-Qaïda.

Mais pour son beau-frère qui a souhaité garder l’anonymat, Féthi «est un jeune de 26 ans qui n’a pas eu l'enfance qu'il voulait avoir. Il voulait faire un coup. C'est un appel au secours. C'est triste pour lui, mais maintenant, le fait divers est fini, laissez-nous tranquilles».

Placé dans les services sociaux depuis sa plus tendre enfance, Féthi Boumaza travaillait dans le bâtiment et bénéficiait d’un casier judiciaire vierge.

Sa sœur le décrit comme quelqu’un qui «a la rage et a peur du monde extérieur» mais qui n’est pas «un intégriste».

Lu sur Huffington Post, Slate.fr, la Croix

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