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Euro 2012: ça chauffe dans les vestiaires de l'équipe de France

Dans son édition du 21 juin,le quotidien L'Equipe consacre sa une à l'équipe de France de football à l'Euro 2012 avec ce gros titre énigmatique: «Les secrets d’un règlement de comptes».

Les propos de l'attaquant des Bleus Olivier Giroud au micro d’un journaliste sportif de M6, n’auront donc pas échappé à la plume affûté des journalistes du quotidien sportif, qui se sont empressés de consacrer une demi-page au «coup de nerfs du vestiaire bleu».

Interviewé à chaud après la défaite de l'équipe de France face à la Suède le 19 juin, l’attaquant de Montpellier, Olivier Giroud avait déclaré: «ça a gueulé dans les vestiaires».

Giroud, fort de sa jeune expérience avec les journalistes, semble ne pas connaître le vieil adage footballistique: «ce qui se dit et se fait dans les vestiaires doit rester dans les vestiaires».

Le surlendemain de la défaite de l’équipe de France, on apprenait par L’Equipe, qu'une dispute collective aurait éclatée dans les vestiaires, initiée principalement par Karim Benzema, Franck Ribéry et Alou Diarra.

L’attaquant madrilène Karim Benzema serait arrivé dans les vestiaires «comme une furie», rapporte Libération. Il se serait plaint de ne pas avoir eu de bons ballons.

Le principal accusé se nomme Samir Nasri. Plébiscité par son but salvateur contre l’Angleterre, Nasri n’a pourtant pas échappé à la colère et aux critiques de ses coéquipiers qui lui ont reproché, contre la Suède, d’avoir trop souvent gardé le ballon.

Le milieu de terrain Florent Malouda a d’ailleurs déclaré à propos de Samir Nasri:

«Nasri? Sa façon de jouer au foot n’a pas changé du jour au lendemain, et comme tout le monde était content après l’Angleterre… Disons qu’il y a un équilibre à trouver entre les performances personnelles et l’objectif collectif, que cet équilibre est fragile et que lors de matchs comme celui de la Suède, ça bascule vite, tu es immédiatement en danger. Après, en parler, c’est bien. Les corriger, c’est mieux.»

Dans une ambiance qui frôlait le «règlement de compte», Hatem Ben Arfa aurait, lui, proposé au sélectionneur Laurent Blanc de «le renvoyer à la maison s’il n’était pas satisfait de ses performances», rapporte L'Equipe.

Si le site d’information Slate.fr parle d’un «soap-opéra» à l’américaine, le journaliste sportif Pierre Ménès est lui, plutôt, radical: «cette équipe de France est un troupeau d’individualités mal élevées».

Reste à savoir si Laurent Blanc fera confiance à Nasri, Benzema ou encore Ben Arfa pour sauver la face de l’équipe de France, face à l’Espagne, en quarts de finale de la Coupe d’Europe le 23 juin à Donetsk, en Ukraine.

Lu sur L'EquipeSlate.fr, Libération

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