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Tunisie - A qui profite le «loup» salafiste?

Depuis quelques jours, la tension monte en Tunisie entre les salafistes et les laïcs. 

Le dernier incident en date, l’attaque d’une exposition d’œuvre d’arts au palais Abdellia dans la ville de Marsa, dans la banlieue de la capitele, Tunis. Ils exigeaient le retrait d’œuvres d’art «indécentes» au regard des principes de l’Islam.

«Peut-être s’agit-il simplement d’une inquiétude maladroite et infondée de la part d’intellectuels en mal de polémiques inutiles, inquiétude relayée par certains médias», s’interroge-t-on sur la plateforme communautaire Fhimt, dont le nom vient de cette phrase que Ben Ali a prononcée lors d'un discours, au début de la révolution: «Fhimtkom, eynam Fhimtkom!  («je vous ai compris, oui je vous ai compris.)

«Un aveu de celui qui n’avait justement pas compris à temps ce qui arrivait», commente le site.

L’«affaire des tableaux» pourrait bien être qu'une diversion pour occulter les vrais problèmes comme le chômage massif des jeunes, suppose Fhimt. 

Le couvre-feu décrété à la suite des incidents aurait dissuadé les Tunisiens à descendre dans la rue pour s’opposer au verdict «clément», délivré le 13 juin 2012, dans «le procès des martyrs», tient à remarquer l’auteur du post intitulé «Salafisme: coucou fais-moi peur»

«Mettre le salafisme sous les projecteurs de manière frénétique est suicidaire et ne poursuit qu’un but: décupler les forces de ceux que l’on prétend combattre. Ou comment attiser un feu qui n’est pas allumé», prévient Fhimt.com.

Lu sur Fhimt. com

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