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Que vient faire Ouattara en Israël?

«Vous allez ramener l’espoir à l’Afrique», s’exclamait le président d’Israël, Shimon Pérès, le 17 juin.

Ce dithyrambe était adressé au président ivoirien Alassane Ouattara, venu effectuer une visite diplomatique de quatre jours, en Israël, rapporte 972mag.

Depuis son arrivée, samedi 16 juin, Alassane Ouattara a visité le Musée de l’Holocauste sur la colline du souvenir, déjeuné avec le couple présidentiel, planté un olivier (symbole de paix, Ndlr) à la forêt des Nations et assisté à la conférence présidentielle israélienne Facing tomorrow 2012.

Le président ivoirien doit également être reçu par le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et Reuven Rivlin, président de la Knesset, le Parlement israélien.

Un protocole diplomatique chargé pour souligner 50 ans de lien fort avec la Côte d’Ivoire.

«Vous êtes, pour nous, un très grand ami. Mes salutations et mes propos à votre endroit ne sont pas protocolaires. Mais ils viennent du plus profond du cœur. Nous sommes à l’aube d’une grande relation entre nous», a déclaré Shimon Pérès, s’adressant à Ouattara.

De son côté, Alassane Ouattara a affirmé:

«Nous avons l’ambition et l’intention de renforcer ces cinquante ans de coopération. Nous attendons beaucoup de l’Etat d’Israël, qu’il nous aide à la croissance et au développement de notre pays.»

La visite de l'actuel président ivoirien arrive 50 ans après celle d’Houphouët-Boigny (le premier présient de la Côte d'Ivoire) en Israël.

Pérès a d’ailleurs souligné «l’immense honneur et le plaisir» qu’il éprouve d’avoir connu le président Félix Houphouët-Boigny.

Expulsions massives d’immigrés africains d’Israël

Cette visite est néanmoins marquée par les expulsions massives d’immigrés africains d’Israël (dont des Ivoiriens).

Dans la nuit du dimanche 17 juin, une centaine d’immigrés illégaux auraient, d’ailleurs, été expulsés vers le Soudan du Sud, selon le Monde.

Pour certains observateurs, le plus grand défi de Ouattara n’est pas économique mais plutôt identitaire et politique.

Entre la tentative de coup d’Etat attribué au Front populaire Ivoirien (parti de Laurent Gbagbo, Ndlr) et des Ivoiriens d’Israël, en colère, Ouattara doit d’abord « stabiliser le pays», dixit Bernand Abet, ivoirien exilé en Israël depuis plus de 15 ans.

Lu sur 972mag, Abidjan.net

 

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