mis à jour le

Choléra au Zimbabwe: 24 morts selon un nouveau bilan, pénurie de médicaments

L'épidémie de choléra au Zimbabwe s'est propagée de la capitale Harare à plusieurs régions du pays et a fait 24 morts depuis la semaine dernière, selon un nouveau bilan officiel publié jeudi qui fait état d'une pénurie de médicaments.

Le précédent bilan faisait état de 21 décès.

"Un total de 24 décès a été enregistré depuis le début de l'épidémie", dont 23 à Harare et un dans le district de Masvingo (sud), selon un rapport conjoint du ministère zimbabwéen de la Santé et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 

La situation est compliquée par la résistance à deux antibiotiques, ainsi qu'au manque de médicaments, de fluides intraveineux et de vêtements de protection, selon la même source, qui dénonce des égouts bouchés et un approvisionnement en eau "erratique".

"Des médicaments pertinents devraient être achetés d'urgence une fois que les raisons de la résistance (aux médicaments) ont été établies", souligne le rapport.

Parti du quartier de Glen View dans la capitale, le choléra s'est rapidement propagé à d'autres secteurs de Harare, contraignant les autorités à décréter un état d'urgence sanitaire.

Les rassemblements publics à Harare ont été interdits, une décision qui intervient alors que le principal parti d'opposition, le Mouvement pour un changement démocratique (MDC), doit réunir samedi ses partisans pour symboliquement investir son chef, Nelson Chamisa, président "légitime" du pays.

Le chef de l'Etat sortant Emmerson Mnangagwa a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 30 juillet mais M. Chamisa, son principal rival, a dénoncé des fraudes massives.

Le choléra est "une excuse" pour interdire le rassemblement de samedi, a estimé jeudi le MDC. 

Les épidémies de choléra sont fréquentes au Zimbabwe, où les systèmes de distribution et d'assainissement des eaux sont souvent déficients.

En 2008, au moins 4.000 personnes étaient mortes du choléra au Zimbabwe. L'épidémie avait éclaté en pleine crise économique, qui avait forcé de nombreux hôpitaux publics à fermer faute de médicaments et de membres du personnel, partis à l'étranger.

Le président Mnangagwa, qui a succédé en novembre 2017 à Robert Mugabe, resté au pouvoir pendant près de quatre décennies, a promis de relancer l'économie moribonde et d'améliorer les services publics.

AFP

Ses derniers articles: Premier mort du nouveau coronavirus en Tanzanie  En Afrique, six pays officiellement épargnés par le virus  Dans un sanctuaire centrafricain, chercheurs et pygmées alliés pour sauver le pangolin 

choléra

AFP

Choléra en RDC: l'OMS annonce 800.000 vaccinations

Choléra en RDC: l'OMS annonce 800.000 vaccinations

AFP

Mozambique: premiers cas de choléra confirmés après le cyclone Kenneth

Mozambique: premiers cas de choléra confirmés après le cyclone Kenneth

AFP

Mozambique: début d'une campagne de vaccination de masse contre le choléra

Mozambique: début d'une campagne de vaccination de masse contre le choléra

médicaments

AFP

En Afrique de l'Ouest, le trafic de faux médicaments reste un fléau

En Afrique de l'Ouest, le trafic de faux médicaments reste un fléau

AFP

Tuberculose: un nouveau cocktail de médicaments réduit drastiquement le temps de traitement

Tuberculose: un nouveau cocktail de médicaments réduit drastiquement le temps de traitement

AFP

Ghana: sang et médicaments tombent du ciel, livrés par drones

Ghana: sang et médicaments tombent du ciel, livrés par drones

morts

AFP

Nigeria: une vingtaine de morts dans une très forte explosion

Nigeria: une vingtaine de morts dans une très forte explosion

AFP

Egypte: les intempéries font sept morts

Egypte: les intempéries font sept morts

AFP

Embarrassée, l'Ethiopie ne sait comment honorer les morts du vol ET302

Embarrassée, l'Ethiopie ne sait comment honorer les morts du vol ET302