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Tarek Mameri, un jeune activiste victime d'une Algérie verrouillée?

Trois de prison ferme et une amende de 2 millions de centimes. Une lourde peine pour Tarek Mameri, un activiste de 23 ans qui avait appelé au boycott des élections législatives algériennes du 10 mai 2012 et détruit des panneaux électoraux.

Arrêté le 1er mai à Alger, «Tarek Mameri est poursuivi pour quatre chefs d’inculpation: destruction de biens d’autrui, destruction de documents administratifs, incitation directe à attroupement et outrage à un corps constitué», rappelle le site Dernières Nouvelles d’Algérie

Interrogé, son avocat continue à réclamer la relaxe de son client «victime d’un système politique verrouillé».

Dans l’une de ses vidéos qui avait fait le buzz sur le Net, le jeune homme appelait au boycott des législatives. Il interpellait le président Abdelaziz Bouteflika ainsi que les dirigeants algériens en les accusant de rouler pour leurs propres intérêts. Il épinglait également la corruption de certains ministres et des parlementaires.

«Les Algériens ont le droit de ne pas aller voter», assène le jeune homme en se frottant les mains.

«J’ai donné mon opinion sur les élections et je ne vais pas la changer», a déclaré Tarek Mameri au Procureur lors de l’instruction.

Lu sur Dernières Nouvelles d'Algérie

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