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Togo - Le pays entre en ébullition contre une loi électorale

La tension monte dans les rues de Lomé.

Le 12 juin, une manifestation contre une loi électorale togolaise, en vue des élections législatives prévues en octobre, a dégénéré en heurts avec la police, rapporte le site d'information américain CNN.

Le collectif «Sauvons le Togo», formé de six partis d'opposition et de neuf organisations de la société civile, était à l'origine de la manifestation. Elle a été organisée à la suite du vote d'une loi électorale défavorisant les petits partis politiques, et visant, selon les organisateurs à maintenir au pouvoir le parti du président Faure Gnassingbé.

«Cette loi est injuste! On ne va pas le tolérer. Nous nous battrons tous les jours jusqu'à ce qu'elle soit retirée par le parlement», s'exclame un militant.

Selon la chaîne française France 24, la manifestation avait également pour objet de pointer des actes de tortures perpétrés par les services de renseignements togolais sur 33 prévenus incarcérés lors du coup d'Etat de 2009. Un rapport de la Commission nationale des droits de l'Homme, publié en février dernier, les avait dénoncés.

«Plusieurs centaines de milliers de personnes, d'après les médias locaux, se sont rassemblées sous la pluie pour une marche en direction du carrefour Deckon, situé dans le centre d'affaires de la capitale. La manifestation s'est soldée par des échauffourées entre des groupes de jeunes et les forces de l'ordre, et plusieurs arrestations ont été rapportées par les organisateurs», écrit France 24.

Les manifestants ont jeté des pierres et différents projectiles sur la police, qui a riposté par des gaz lacrymogènes et des arrestations musclées. «Sauvons le Togo» a prévenu que la contestation n'avait pas vocation à s'arrêter, tant que la loi ne serait pas «purement et simplement retirée».

Lu sur CNN et France 24

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