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L'immobilier espagnol dégringole, les Algériens en profitent

Alors que le secteur immobilier espagnol connaît une crise qui a fait baisser de manière drastique le prix du mètre carré, le pays peut compter sur de nouveaux acheteurs étrangers: les Algériens.

Dans la ville d’Alicante, au sud-est du pays, les investisseurs immobiliers algériens sont même devenus les premiers clients, rapporte le journal espagnol El País.

Alicante profite de sa proximité avec la côte algérienne (la ville est reliée à Oran par des ferrys et à Alger par des vols réguliers). Mais la clientèle est aussi attirée par les prix qui ne dépassent jamais les 100.000 euros, pour des appartements d’une soixantaine de mètres carrés.

Le profil type des acheteurs? Ils sont issus des classes supérieures, ils exercent une profession libérale, sont cadres d'entreprises ou bien encore professeurs d’université, âgés entre 40 et 55 ans.

Interrogée par El País, Brigitte Castagno, directrice d’une agence immobilière témoigne:  

«Eduqués et sérieux, ce sont des clients idéaux.»

Le phénomène n'est pas tout récent.

«Il y a un peu moins de deux ans, l'agence immobilière que dirige Brigitte Castagno a commencé à recevoir des demandes d’informations par Internet, qui se sont concrétisées par des ventes», peut on lire sur El País.

La plupart des biens achetés sont des appartements qui possèdent au moins deux chambres utilisées comme des résidences secondaires, pour les vacances. Les Algériens ne sont pas vraiment regardant sur la qualité de l’immeuble, tant que la plage et la ville restent à proximité.

«Ils ne se soucient ni de la zone ni du nombre d'étages dans l'immeuble. L'appartement peut être en mauvais état, au cinquième étage et sans ascenseur», confirme José Martinez de l'agence immobilière Remax Inmomax.

Parfois, ils exigent tout de même qu’il y ait une piscine.

Autre avantage, les clients algériens paient généralement rubis sur l'ongle. Dans un pays frappé par une crise financière, c’est un argument de poids pour les vendeurs.

Faute d'argent à investir, les acheteurs nationaux, eux, se font de plus en plus rares. Résultat, ce sont les étrangers qui achètent. Algériens certes, mais aussi Marocains, Russes, Français ou Belges qui représentent désormais 70% des acheteurs immobiliers à Alicante.

Lu sur El País

 

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