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Somalie - La première blanchisserie de Mogadiscio fréquente du beau linge

Agé d’à peine 24 ans; Mohamed Mahamoud Sheik est devenu un entrepreneur qui compte à Mogadiscio.

Il vient d’ouvrir la première blanchisserie de la capitale somalienne, mais aussi du pays depuis le début de la guerre civile longue de vingt ans, rapporte la BBC News.

Après plusieurs années à Dubaï où il travaillait dans un aéroport, il est revenu auprès des siens.

Il assure que la sécurité s’est améliorée durant les dix derniers mois après l’expulsion de Mogadiscio par les forces de l’Union africaine et du gouvernement des islamistes. Les redoutables milices shebab contrôlent néanmoins le sud de la Somalie.

Sans expérience en matière de blanchissage et de nettoyage à sec, il a décidé de se lancer convaincu que la clientèle ne manquerait à Mogadiscio.

«Mon père, mes amis et les membres du gouvernement envoyaient leurs habits à laver au Kenya.»

«Soit ils les emportaient eux-mêmes, soit les remettaient à des amis qui partaient à Nairobi. Tout le monde en souffraient, jusqu’au président 

Mohamed Mahamoud Sheik a fait venir le matériel et les produits nécessaires de l’étranger, essentiellement par mer de Dubaï où il s'est formé sur le tas.

Il confie cependant que trouver un emplacement idéal fut difficile car, avec le retour de la stabilité dans la capitale, de plus en plus de gens se lancent dans les affaires à Mogadiscio.

D’après lui, les habitants n’en croient pas leurs yeux quand ils voient la devanture de son pressing qui a ouvert officiellement ses portes le 8 juin.

Mohamed Mahamoud Sheik sait que faire tourner son affaire est complexe dans un pays qui a connu si longtemps la guerre civile. Notamment pour trouver des employés compétents.

Par ailleurs, la sécurité n’est totalement garantie malgré le départ des milices shebab de Mogadiscio. Les attaques et attentats suicides sont courant dans la ville, rappelle la BBC.

Mais Mohamed Mahamoud Sheik peut compter sur les autorités gouvernementales qui lui ont attribué des gardes du corps, un pour la nuit, et deux durant la journée.

Le pressing de Mogadiscio, c'est une affaire d'Etat.

Lu sur BBC News

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