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Kenya - Le pays le plus écolo d'Afrique?

Tout a commencé par un trek dans la région du lac Turkana au nord-ouest du Kenya. Un jeune homme néerlandais décide de planter sa tente pour y passer la nuit. A peine installée, celle-ci est emportée par le vent.

Une fois de retour au Pays-Bas, le jeune homme ne manque pas de raconter cette histoire à l’un de ses amis qui travaille dans le secteur de l’énergie éolienne.

Et ce fut le coup d’envoi d’un projet de recherche de sept années destiné à implanter dans cette région kenyane ce qui pourrait devenir le plus grand parc éolien de toute l’Afrique, note le site d’information Afrik.com. Le site choisi est idéal, avec des vents qui soufflent à 11 mètres par seconde.

En 2015, 365 éoliennes devraient border le lac Turkana sur 165 kilomètres carrés. Le coût du projet, financé par la Banque Africaine de Développement et des investisseurs privés, est estimé à quelques 75 millions de dollars .

Cette région du Kenya est principalement habitée par des tribus nomades et le projet bouleversera certainement leur quotidien… de manière positive:

«Il donnera accès aux crédits de carbone, rendra fonctionnelles les technologies de l’information et de la communication, illuminera les écoles et les centres de santé et créera de nouveaux emplois», rapporte le site d’information en ligne. 

A terme, la nouvelle installation permettra de couvrir quelques 20% des besoins énergétiques du pays. Sur le continent africain, le Kenya est largement en avance en termes de développement écologique.

L’investissement dans la géothermie réalisé il y a quelques années continu de porter ses fruits. En 2009, cette méthode permettait de produire environ 12% des besoins énergétiques nationaux.

Tout cela participe d’une volonté du gouvernement kenyan d’investir massivement dans des projets écologiquement responsables. Le changement climatique est une réalité dans le pays qui subit les affres du climat: violent et imprévisible – entre sécheresse ravageuse et pluies torrentielles.

Wilbur Ottichilo, parlementaire kenyan et scientifique environnemental a déposé en mai 2012 une loi qui permettrait d’instaurer une véritable autorité indépendante en charge du changement climatique.

La proposition de loi n’a pas encore été signé par le président Jonathan Goodluck mais si elle est mise en place cette autorité sera en chargé de surveiller le taux d’émission de gaz carbonique du pays et de proposer des solutions pour un développement plus vert.  

Lu sur Afrik.com

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