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La France ne compte pas intervenir directement au Mali

Dans une interview accordée au quotidien français Le Monde, le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius a donné quelques éléments sur la façon dont la France compte s’impliquer dans la crise malienne.

A la question de savoir si la France est prête à investir des moyens militaires retirés d’Afghanistan au Mali, le patron de la diplomatie a fait savoir qu’il dissociait les deux cas et privilégie une solution africaine:

«Il faut éviter, selon la formule du président de l’Union africaine, un "Afghanistan africain". La situation au Mali est très préoccupante. Nous avons par ailleurs des otages dans la région. Nous soutenons la médiation de la Cédéao [Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest] (…)

La France, pour sa part, n’a pas vocation à intervenir directement. Nous préférons de beaucoup que les autorités africaines, et notamment la Cédéao, soient à l’action.»

Le maître du Quai d’Orsay a indiqué que l’ancienne puissance coloniale était avant tout préoccupée par un retour à l’ordre constitutionnel à Bamako.

Vraisemblablement toujours dans une attitude post-campagne, il a rappelé que les engagements du candidat socialiste élu à la présidentielle s’appliquaient à l’Afrique:

«Le triptyque "justice, jeunesse, croissance" porté par François Hollande durant la campagne recouvre aussi les enjeux qui se posent au continent africain.»

Au sujet de la politique étrangère de la France de façon plus globale, Il n’a pu s’empêcher de conclure par une petite pique sur l’approche africaine du prédécesseur locataire de l’Elysée:

«Vous n’entendrez assurément pas —et heureusement— un nouveau "discours de Dakar".»

Lu sur Le Monde

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