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RDC - Qui veut porter plainte contre la police?

D'ordinaire, on appelle la police pour dénoncer un méfait ou une agression, sauf lorsque le grief se porte... contre la police.

Dans un article publié le 29 mai, le site d'information congolais Radio Okapi rapporte que «l’Inspection générale de la Police nationale congolaise (IGPNC) a mis en place un numéro vert»: le 114.

L'IGPNC est l'organe chargée de contrôler les abus de la police au Congo, qui est sujette à un processus de réforme, auquel le chef de la police lui-même s'est d'ailleurs déclaré favorable.

Mais la mise en place d'un tel numéro peut évidemment susciter des abus:

«Il ne faut pas accuser de manière mensongère la police. Il ne faut pas non plus l’utiliser pour raconter sa vie», a ainsi indiqué le général de la Police nationale congolaise, Constantin Mudekereza cité par Radio Okapi.

Et de poursuivre:

«La population bénéficie d’un temps nécessaire pour communiquer sa plainte et elle ne saura pas en abuser parce que nous saurons à quel moment nous pouvons couper cette communication. La Monusco nous aide sur ce point en nous faisant le monitoring sur tous les coins où les policiers se sont mal comportés

Comme les violences policières ne sont pas les seules à être recencées, un autre numéro vert avait été mis en place dès 2011 par le bureau conjoint des Nations Unies pour les Droit de l’Homme, en collaboration avec des ONG partenaires, avait déjà annoncé Okapi.

Il est toujours opérationnel pour dénoncer les viols, tortures et toutes autres formes de violence, ne concernant pas que la police (081 080 0012).

Lu sur Radio Okapi

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