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Centrafrique: la présence militaire de la Russie se limite

La Russie a assuré vendredi que sa présence militaire en Centrafrique ne visait qu'à former les forces locales sans participer aux combats, après l'assassinat de trois journalistes russes qui enquêtaient sur la présence de mercenaires russes dans ce pays.

Le reporter de guerre chevronné Orkhan Djemal, le documentariste Alexandre Rastorgouïev et le caméraman Kirill Radtchenko ont été assassinés dans la nuit de lundi à mardi près de Sibut par des hommes armés, dans le centre de la Centrafrique.

Ils enquêtaient sur les activités dans ce pays de la société militaire privée Wagner, qui s'est illustrée notamment en Syrie, pour le Centre de gestion des investigations, un projet lancé par l'opposant russe en exil Mikhaïl Khodorkovski.

En mars, Moscou avait annoncé avoir envoyé en Centrafrique cinq officiers et 170 instructeurs civils, qui selon des experts pourraient appartenir à Wagner.

Lors d'une conférence de presse, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a accusé certains médias de faire "tout leur possible pour déformer les informations et les choses réelles concernant la présence des instructeurs russes en Centrafrique".

Déployés en Centrafrique "à la demande du président de ce pays (...), les spécialistes militaires russes ne participent pas aux combats, ils ne s'occupent que de formation", a affirmé vendredi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, lors d'une conférence de presse.

Actuellement, a-t-elle répété, "175 instructeurs russes travaillent en Centrafrique, dont cinq sont des militaires et 170 autres sont des civils".

"Avec l'assistance des spécialistes russes, quelque 600 militaires africains ont été formés et plusieurs d'entre eux ont déjà commencé à remplir la mission visant à lutter contre les groupes militaires illégaux et protéger la population civile", a-t-elle précisé.

Depuis début 2018, la Russie a déployé des instructeurs militaires en Centrafrique, livré des armes à l'armée nationale et assure la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra, dont le conseiller à la sécurité est un Russe.

Moscou avait réussi à obtenir une exemption afin de vendre des armes au gouvernement centrafricain.

Officiellement, le programme russe vise à renforcer une armée en grande difficulté dans un pays où la majeure partie du territoire est contrôlé par des groupes armés.

AFP

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