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L'Afrique du Sud a les plus grandes oreilles du monde (VIDEO)

L'Afrique du Sud et l'Australie se partageront les 3.000 paraboles du projet Square Kilometre Array (SKA). Elles auront pour mission de scruter les tréfonds de l'univers, et peut-être même de remonter jusqu'aux signaux du Big Bang. La décision a été prise le 25 mai. Les deux pays étaient en concurrence pour la désignation du site où sera implanté ce projet pharaonique, apprenait-on les semaines précédentes dans différents médias, dont le Sowetan, la BBC, la revue Nature ou encore le Huffington Post. Pour se faire une idée du projet, voici quelques chiffres:Le radiotéléscope sera 50 fois plus puissant que ce qui se fait de mieux actuellement.En cumulant la surface des 3.000 paraboles, on arrivera à 1km2 de surface de réception, soit l'équivalent de 200 terrains de football.Les données traitées par le radiotéléscope seraient d'un exaoctet quotidien, soit un milliard de gigaoctets, ou encore, le double de l'intégralité des données qui circulent chaque jour sur Internet. «L'équivalent de deux millions d'années d'écoutes continues sur un iPod», résume le quotidien sud-africain Sowetan, dans un article publié le 24 mai.Le meilleur lieu était un large espace géographique, présentant le
moins d'interférences radiophoniques possibles: un désert. Et à ce
titre, deux pays tout particulièrement étaient les mieux dotés:
l'Afrique du Sud, pour sa zone désertique du Karoo, et l'Australie, qui a
l'avantage de disposer de très grands espaces désertiques également.Le
choix de l'une ou de l'autre aurait évidemment eu des répercussions
économiques et scientifiques gigantesques, puisque le projet se chiffre à
plus de deux milliards de dollars, et attirerait de nombreux chercheurs
du monde entier.C'est pourquoi la décision a été prise, pour ne
pas faire de jaloux, d'attribuer le projet aux deux pays. La Nouvelle
Zélande, partenaire de l'Australie, devra également héberger une partie
des 3000 paraboles, qui ne doivent pas nécessairement être rapprochées
géographiquement.Ce sont les entreprises IBM (États-Unis) et Astron (Pays-Bas) qui se chargeront de conceptualiser et construire l'ordinateur capable de traiter toutes ces données. Au total, les nombreux partenaires de ce projet sont répartis sur les cinq continents.

 Lu sur Sowetan, BBC, Nature et Huffington PostÀ lire aussiShell fait la guerre des étoiles

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