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RDC - L'Internet très haut débit se fait toujours désirer

Les internautes congolais devront attendre encore un peu pour accèder à l'Internet trés haut-débit. La République Démocratique du Congo a loupé le rendez-vous de lancement de la fibre optique le 15 mai 2012, rapporte Radio Okapi.

Le pays prenait part au projet WACS, l’acronyme pour West African Submarine Cable System, soit le système de câble sous-marin de l’Afrique de l’Ouest. Ce projet concerne 14 pays de cette région du continent dont le Togo, le Cameroun ou encore le Nigeria pour ne citer qu’eux.

Le coût total de l'opération, initiée par la multinationale sud-africaine de télécom MTN, est de 600 millions de dollars. 

Son objectif? Connecter ces pays à la fibre optique, donc à l’Internet très haut débit, en passant par un câble sous-marin de 14.600 kilomètres de long qui relie Londres à Cape Town, en Afrique du Sud, en longeant la côte ouest africaine.

L’entreprise peut paraitre titanesque mais c’est ainsi que les continents sont connectés à Internet, par des câbles fibre optique sous-marins.

En ce qui concerne la RDC, le projet n’a pas pu aboutir à cause d’un retard dans la construction d’un «point d’atterrage», une station qui permettra de recevoir et de diffuser la fibre.

Mais ce n’est que partie remise comme le souligne Placide Mbatika, administrateur directeur général de la Société congolaise de poste et télécommunication (SCTP) en charge du projet sur Radio Okapi.

«Fin août, nous serons connectés», a-t-il assuré.

Derrière la question de la fibre optique en RDC se cache deux problématiques.

La première concerne l’exploitation, qui rapporterait entre 30 et 40 millions de dollars par mois. En RDC, la SCTP accuse le gouvernement de vouloir outrepasser son rôle pour confier la gestion à une entreprise privée: Congo Câble. 

La deuxième problématique est relative à l’accès à Internet en général. D’après une étude du centre canadien de recherche internationale datant de 2007, il y aurait en tout 166.125 internautes en République Démocratique du Congo pour une population totale de 60 millions de personnes.

Sur la Toile, le bas débit est un problème, surtout pour les utilisateurs de réseaux sociaux —des sites qui sont généralement trop lourds pour être chargés correctement avec une connexion lente.

La finalisation de l’installation de ce câble est de toute façon un progrès certain pour l’Afrique qualifiée de «désert numérique».

Lu sur Radio Okapi

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