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Tunisie - «La récréation est terminée» pour les salafistes

Les salafistes ne feront pas la loi en Tunisie.

Noureddine B’hiri, le ministre de la Justice, a condamné les récentes fermetures de bars forcées par des salafistes, à Sidi Bouzid. Dans une interview sur Express FM le 21 mai, il a déclaré:

«Je dis à ces gens là qui pensent que l'Etat a peur d'eux, que la promenade est terminée et que ceux qui dépassent les lignes rouges vont être punis», a-t-il notamment déclaré dans des propos rapportés par l'AFP.

«Des salafistes ont fermé deux bars, un point de vente de boissons alcoolisées appartenant à une entreprise agroalimentaire et tous les locaux vendant des glaçons alimentaires», avait annoncé le 19 mai, Radio Mosaique, rapporte le site d'informations tunisien Webdo.tn

Sidi Bouzid est le berceau de la révolution tunisienne.

C'est ici que s'était immolé Mohamed Bouazizi, déclenchant une vague de protestations ayant conduit à la chute du régime du président Zine el Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011. Beaucoup de Tunisiens craignent la montée des salafistes, et particulièrement qu'ils ne récupèrent cette ville emblématique, explique encore l'AFP. C'est pourquoi:

«Des habitants et vendeurs d'alcool avaient alors mis le feu à leur tour à un tas de pneus et tiré avec un fusil de chasse devant une mosquée au centre de la ville», explique encore l'agence de presse.

Les salafistes seraient une dizaine de milliers en Tunisie.

Lu sur Webdo.tn, AFP et entendu sur Express FM et Radio Mosaique

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