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Ces Tunisiens qui font le djihad en Syrie

La Syrie deviendrait-elle le nouveau terrain de prédilection d'Al-Qaida? C’est en tout cas la thèse véhiculée par le régime de Bachar al-Assad depuis le début de la révolte en mars 2011.

26 combattants ont été capturés et ont avoué leur sympathie pour Al-Qaïda, rapporte le site tunisien Business News, citant les propos de l’ambassadeur syrien auprès des Nations Unies, Bachar Jaâfari.

Et 20 combattants seraient de nationalité tunisienne, d’après lui. Ce qui conforte la thèse du régime.

Les autorités tunisiennes prennent cette affaire au sérieux mais semblent toutefois dépassées par ce qui se passe réellement sur le terrain.

«Il y’a des gens qui vont en Syrie via Ben Guerdane», déclare un responsable tunisien de la sécurité à Reuters.

«Ce sont des religieux. J’ignore s’ils sont issus de courants salafistes. Ce qu’on sait en revanche, c’est que plus de dix individus sont partis d’ici».

Les hommes seraient passés par la frontière tuniso-libyenne, devenue un point de passage pour les djihadistes, ajoute Business News

Houssein Mars, 34 ans, fait partie de ces Tunisiens, tous originaires de Ben Guerdane, une localité frontalière avec la Libye. Son frère a été prévenu de sa mort par téléphone, lit-on sur le Nouvel Observateur.

Dans chaque cas, le décès a été annoncé à la famille par téléphone de l'étranger. Jusqu’au aujourd’hui, les familles n’ont ni les preuves, ni le corps de leur proche. 

Agé de 21 ans, Walid Hilal est porté disparu depuis le 24 février, date à laquelle il a annoncé à ses proches qu'il se rendait à Tunis pour un tournoi de kung fu.

«Mon fils est un martyr. Il n'a rien fait de mal et je suis inquiète», déclare sa mère Mabrouka.

«Il disait: "je vais partir pour le djihad et tu ne devras pas pleurer", mais je ne le prenais pas au sérieux.»

Comme la famille Mars, les Hilal ont reçu un coup de téléphone en provenance de Syrie le 17 avril leur disant que Walid était devenu un martyr.

Lu sur Business News, Nouvel Observateur

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