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En Algérie, la pomme de terre a la patate

Alors que son cours s'envole sur les marchés, qu'on l'a même accusée (injustement?), d'être la cause de l'abstention avant les dernières législatives, la pomme de terre est aujourd'hui mise à l'honneur en Algérie, rapportent différents médias nationaux comme Algérie360, El Moudjahid, L'Expression, et Maghreb émergent.

150 exposants nationaux et internationaux, 110 producteurs, 8 hectares, des expositions, beaucoup de variétés et de semences, et enfin, du matériel dernier cri se retrouvent du 14 au 17 mai à Mostaganem, dans l'ouest du pays, pour le 4e salon international de la pomme de terre.

«Ce Salon, devenu une tradition annuelle, a pour objectif de favoriser l’échange d’expériences entre les opérateurs locaux et étrangers», explique Algérie360.

Quelques escapades ludiques sont également prévues:

«Les représentants de certaines sociétés étrangères spécialisées dans la production et la commercialisation de la semence de pomme de terre effectueront des sorties sur le terrain, dans diverses exploitations de la région, détaille pour sa part L'Expression. Au milieu du bassin producteur de plus de 80% de la production nationale.»

 Le quatrième salon de la pomme de terre intervient alors que le secteur est en pleine restructuration. Comme le souligne Maghreb émergent, il connait une «dynamique nouvelle» et «un accroissement de la production qui a atteint, selon les statistiques du ministère de l’Agriculture, les 3,8 millions de tonnes en 2011 contre 2,2 millions en 2008.»

«Les objectifs fixés dans le cadre des contrats de performance, à l’horizon 2014, est d’atteindre un niveau de production de l’ordre de 4 millions de tonnes», continue le site.

Fin avril pourtant, comme Slate Afrique le rapportait, la pomme de terre avait été accusée d'être au coeur d'un complot abstentionniste. Cristallisant le mécontentement, l'augmentation du prix des fruits et légumes, dont la patate était devenue le symbole -elle est montée jusqu'à 130 dinars (1,3 euros) le kg- avait poussé certains à appeler au boycot des élections. Le prix s'est heureusement stabilisé autour de 70 dinars le kg avant le scrutin, et l'abstention -certainement pour d'autres raisons- fut moins importante que prévue.

Lu sur Algérie360, El Moudjahid, L'Expression, et Maghreb émergent

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