SlateAfrique

mis à jour le

Ethiopie - Le «Davos africain» ne connaît pas la crise

Le Forum Economique Mondial (FEM) sur l'Afrique s'est tenu du 9 au 11 mai dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba dans un contexte économique propice pour le continent rapporte Le Temps.

Après deux ans de ralentissement, les investissement directs étrangers sont en augmentation. 857 l'an dernier soit le double de l'année 2007 écrit le quotidien suisse. 

«En termes réels, les montants n’ont pas retrouvé le niveau d’avant-crise – 72 milliards de dollars en 2008, contre 52 milliards en 2011 –, mais le nombre de projets reprend l’ascenseur depuis deux ans.»

Une bonne chose surtout lorsque l’on sait que l’Europe est toujours en pleine récession et que les Etats Unis espèrent un taux de croissance de seulement 2,2% cette année. En Afrique, il devrait être de 6%.

En s'appuyant sur ces bon chiffres, Elsie S. Kanza (d'origine tanzanienne en charge du Forum africain pour le FEM)Over 700 Leaders from 70 Countries Will Convene This Week in Ethiopia" _mce_href="<a href="http://www.weforum.org/news/over-700-leaders-70-countries-will-convene-week-ethiopia">Over 700 Leaders from 70 Countries Will Convene This Week in Ethiopia</a>" target="_blank"> a ouvert le forum en déclarant: 

«L'Afrique a enregistré une forte croissance et cela malgré une économie mondiale de plus en plus volatile. Les leaders africains sont dans la bonne voie pour transformer la région et en faire l'un des poles de croissance les plus compétitifs au monde.»

C’est la 22ème édition du FEM sur l’Afrique et la première fois que l’Ethiopie l’accueille.

Ces conférence sont organisées depuis 1971 par l’organisation indépendante qui organise aussi le Forum économique de Davos.

Elles visent à encourager les leaders économiques et politiques régionaux à agir conjointement pour le développement.

Cette année, le thème était «façonner la transformation de l’Afrique».

Au programme: des discussions entre experts et entrepreneurs, avec la participation de huit chefs d'Etat africains. 

Au détour du forum, on pouvait notamment croiser Pascal Lamy, le directeur de l’Organisation Mondiale du Commerce, ou Kofi Annan.

Pendant trois jours les débats ont tourné autour de l’importance des investissements étrangers sur le continent, des relations commerciales panafricaines ou encore de l’importance du développement des infrastructures pour la croissance économique.

Le magazine économique en ligne sud-africain How we made it in Africa avait envoyé un journaliste sur place pour donner un aperçu de ces discussions.

Avec entre autres une population jeune et d’importantes ressources naturelles, le continent africain possède aujourd’hui de nombreux atouts pour continuer sur sa lancée.

Mais les points négatifs restent nombreux: manque de capitaux, instabilité politique et corruption.

En marge, un autre thème s’est invité au forum à la demande de l’Institut international pour la Presse (IPI) dans un communiqué adressé au président des conférences, Klaus Schwab.

«Nous vous demandons humblement d'utiliser le Forum économique mondial en Afrique, qui doit commencer demain à Addis Abeba, pour parler de l'importance de la liberté de la presse», peut-on lire dans Les Echos.

Cette demande résonne tout particulièrement en Ethiopie qui fait partie des pays où la liberté de la presse est la plus menacée au monde.

En juin, l’Afrique attirera à nouveau les leaders de l’économie mondiale avec le «New York Forum Africa». C’est dans la capitale du Gabon, Libreville, que se tiendra l’évènement fondé par Richard Attias.

Lu sur Le Temps

A lire aussi 

Les 10 économies africaines qui montent

Les 10 pires économies africaines

L'économie tunisienne va-t-elle redécoller?