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Le féminisme est-il compatible avec l'Islam?

Qu'est-ce qui justifierait la domination de l'homme sur la femme dans l'Islam?

C'est l'interprétation du mot qiwama dans le Coran, répond la médecin marocaine Asma Lamrabet, dans un article de Slate.fr daté du 11 mai.

Cette chercheuse qui dirige le Centre d’Etudes Féminines en Islam explique cette notion:

«Une seule des quelque trente définitions de la racine du mot qiwama (soutien, veille…) a été retenue, "autorité". Le mot qiwama n’est présent qu’une seule fois dans le Coran, alors que la "coresponsabilité des époux" (wilayah), par exemple, apparaît fréquemment.»

Sur la base de ces arguments et de bien d'autres, les féministes de l'Islam ont déjà réussi à faire bouger les lignes, explique le magazine:

«Au Nigeria, où la charia est appliquée dans les régions du Nord, en 2003, l'association Baobab a réussi à faire acquitter une femme condamnée à la lapidation grâce à des arguments religieux.»

Ce qui a de quoi effrayer les courants les plus conservateurs des Frères musulmans et les salafistes, «auxquels elles chercheront à ne pas laisser le monopole de l’interprétation des sources religieuses», continue l'article.

«Les féministes osent invoquer l’esprit et pas seulement la lettre du Coran. Les malheureuses! Elles s’inscrivent là dans un courant de réformisme musulman global et ne se sont pas fait que des amis…»

Lu sur Slate.fr

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