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Libye - Fusillade meurtrière contre le siège du Premier ministre

Est-ce la guerre qui reprend au cœur du pouvoir à Tripoli?

Les nouvelles autorités de transition en Libye semblent loin de contrôler la situation: le 8 mai à Tripoli, le bâtiment du Premier ministre libyen est pris d’assaut par des hommes lourdement armés.

L’information vient de Mohamed Ablsabee, porte-parole du Premier ministre, qui s’est confié à la BBC.  

Selon la correspondante de la BBC sur place, «des dizaines de pick-up armés de canons anti-aériens ont encerclé le bâtiment».

Les occupants du siège gouvernemental ont fui les lieux, à l’instar du ministre des Finances et du vice Premier ministre.

En revanche on ne sait pas si le Premier ministre Abdel Rahim al-Kib se trouve à l’intérieur, note la BBC.

Au moins deux gardes ont été tués et plusieurs autres blessés dans les affrontements qui se sont déroulés jusqu'à l'intérieur.

Mais qui sont les hommes armés qui prennent d’assaut le siège du gouvernement?

Ce seraient d’anciens rebelles qui ont combattu Kadhafi et qui aujourd’hui sont en colère à cause de la suspension d’un système de primes d'allocations.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole du gouvernement Nasser al-Manaa a minimisé ces violences, affirmant que des ex-rebelles étaient venus au siège du gouvernement en signe de protestation au "sujet des primes".

«Ils sont maintenant en réunion avec le ministre de la Défense pour trouver une solution», a-t-il ajouté, sans autre détail.

Le gouvernement libyen a commencé il y a quelques mois à verser des primes aux rebelles ayant participé aux combats contre les forces de Mouammar Kadhafi durant les huit mois du conflit libyen, avant de les suspendre quelques semaines plus tard suite à des "irrégularités".

Cette suspension a provoqué l'ire de plusieurs ex-rebelles qui n'ont pas reçu leur part. Un groupe d'entre eux avaient déjà attaqué le siège du gouvernement le 10 avril, provoquant l'indignation du cabinet du Premier ministre Abdel Rahim al-Kib et du Conseil national de transition (CNT, au pouvoir).

Lu sur BBC, AFP

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