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RDC: renvoi du procès Katumbi au 10 octobre

Le procès de l'opposant congolais en exil Moïse Katumbi pour recrutement présumé de mercenaires a été renvoyé au 10 octobre, a indiqué mercredi à Kinshasa la Cour suprême de justice de la République démocratique du Congo.

"La cour estime qu'elle n'est pas saisie à cette date", a déclaré le juge-président Tuka Ika à l'ouverture de ce procès, qualifié de "politique" par les 200 à 300 partisans de M. Katumbi réunis à l'exétieur du tribunal.

L'ex-gouverneur du Katanga et riche homme d'affaires est candidat déclaré à la présidentielle du 23 décembre supposée organiser le départ du président Joseph Kabila.

En exil de fait à Bruxelles depuis mi-2016, M. Katumbi affirme qu'il va venir déposer sa candidature entre le 24 juillet et le 8 août. 

Les autorités répètent qu'il doit toujours répondre de sa condamnation à trois ans de prison dans une autre affaire dont il conteste tout fondement.

Dans cette affaire de recrutement de mercenaires, M. Katumbi est poursuivi pour "atteinte à la sûreté intérieure de l'État" avec six co-accusés dont un Américain.

"L'exploit (la citation à comparaître) est irrégulier à l'égard de monsieur Moïse Katumbi", a argumenté le juge-président pour justifier le renvoi au 10 octobre.

"Rien n'empêche Moïse Katumbi de déposer dans le délai sa candidature à la présidentielle", veut croire Delly Sesanga, secrétaire général de la plate-forme électorale Ensemble lancé en mars par M. Katumbi depuis l'Afrique du Sud.

Les avocats ont contesté son renvoi devant une juridiction dont les jugements sont sans appel. "Nous avons compris que ce sont des manoeuvres. Ils savent que la Cour suprême de justice juge en premier et en dernier ressort, justement pour accélérer la procédure de sa condamnation afin que son casier judiciaire soit entaché", selon l'un d'eux, Me Papy Mbaki.

"A cause de la précipitation pour empêcher Moïse Katumbi de se présenter à la présidentielle, des irrégularités criantes ont été enregistrées dans la procédure", selon Me Joseph Mukendi, du collectif d'avocats de la défense qui a "félicité" la Cour pour sa décision de renvoi.

Dans le Haut-Katanga, région d'origine de M. Katumbi, ses partisans ont affirmé qu'ils avaient été empêchés de se réunir mercredi matin à Kasumbalesa à la frontière zambienne.

"La police a brûlé des portraits de Moïse et saisi des polos portant la marque du parti", a déclaré à l'AFP un porte-parole d'Ensemble.

"Le meeting a été interdit par les autorités de Kasumbalesa", a expliqué le commandant de la police du Haut-Katanga Paulin Kyungu Banza.

Un proche de M. Katumbi et figure historique du Congo, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, affirme avoir été contraint de rebrousser chemin.

AFP

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