mis à jour le

Gambie: démission du chef de la police après la mort de trois manifestants

Le chef de la police gambienne a démissionné jeudi, trois jours après la mort de trois manifestants anti-pollution tués par une unité spéciale de la police.

"L'inspecteur général de la police, Landing Kinteh, a présenté sa démission et elle a été acceptée par le président Adama Barrow", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police, David Kujabie.

Tôt lundi matin, les unités d'intervention de la police (PIU) avaient surgi dans le village de Faraba Banta, à 50 km de Banjul, où les habitants protestent depuis des semaines contre l'exploitation d'un site d'extraction de sable servant à la construction qui, selon eux, pollue les rizières de cette région bordant le fleuve Gambie.

Les policiers avaient tiré à balle réelle sur les manifestants, en tuant deux et en blessant cinq. Un troisième manifestant a succombé à ses blessures mercredi. Seize policiers avaient par ailleurs été blessés.

Lundi, le bureau de l'Inspecteur général de la police avait indiqué qu'il n'avait pas autorisé le recours à des armes à feu contre les manifestants.

M. Barrow, arrivé au pouvoir dans ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest en janvier 2017, après 22 ans de règne de Yahay Jammeh, se rendra vendredi à Faraba Banta pour participer à la prière et rencontrer le comité villageois de défense de l'environnement à l'origine des manifestation, selon son président, Pa Jobe.

M. Barrow avait condamné mardi les violences policières et promis que justice serait faite et que de tels faits ne se reproduiraient plus. 

Des témoins cités par Amnesty International et par Human Rights Watch dans un communiqué conjoint ont affirmé que les unités spéciales de la police étaient intervenues à Faraba Banta alors que des manifestants bloquaient les voies d'accès au site minier et qu'elles avaient tiré sans sommation sur la foule.

"Cela fait remonter des souvenirs douloureux d'un passé récent", a relevé une chercheuse d'Amnesty, Sabrina Mahtani. "Les Unités d'intervention de la police ont un historique d'un usage excessif de la force sous le règne violent de l'ancien président Jammeh", a ajouté son confrère de Human Rights Watch, Jim Wormington.

AFP

Ses derniers articles: Report de la présidentielle: les Nigérians font leurs comptes  Soudan: un commerçant meurt après avoir inhalé des gaz lacrymogènes  Libye: situation "dramatique" de la liberté de l’information, déplore RSF 

chef

AFP

Recherché par Abuja, un chef biafrais annonce être "au Royaume-Uni"

Recherché par Abuja, un chef biafrais annonce être "au Royaume-Uni"

AFP

Le principal chef de l'opposition au Soudan soutient le mouvement de contestation anti-Béchir

Le principal chef de l'opposition au Soudan soutient le mouvement de contestation anti-Béchir

AFP

Zimbabwe: le blocage d'internet jugé illégal, un chef syndical arrêté

Zimbabwe: le blocage d'internet jugé illégal, un chef syndical arrêté

démission

AFP

Burkina: démission du gouvernement

Burkina: démission du gouvernement

AFP

Togo: démission du Premier ministre et du gouvernement

Togo: démission du Premier ministre et du gouvernement

AFP

Soudan: 19 morts en 8 jours de manifestations, démission d'un haut responsable

Soudan: 19 morts en 8 jours de manifestations, démission d'un haut responsable

manifestants

AFP

Soudan: des manifestants blessés et des menaces contre les opposants

Soudan: des manifestants blessés et des menaces contre les opposants

AFP

Soudan: rassemblements

Soudan: rassemblements

AFP

Soudan: la police tire des gaz lacrymogènes sur des manifestants

Soudan: la police tire des gaz lacrymogènes sur des manifestants