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Madagascar: négociations entre les principaux protagonistes de la crise politique

Des négociations ont débuté à Antananarivo entre le parti au pouvoir et l'opposition qui manifeste depuis samedi et réclame la démission du président Hery Rajaonarimampianina à quelques mois des élections présidentielle et législatives, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

"Une réunion de négociation a eu lieu entre nous et l'opposition hier (mercredi) soir au siège de l'Union africaine" à Antananarivo, a déclaré à l'AFP le président du parti présidentiel HVM, Rivo Rakotovao.

Les discussions entre des députés de l'opposition et M. Rakotovao lui-même doivent reprendre jeudi à 18 heures (15H00 GMT), a-t-il ajouté, sans donner de précisions sur la teneur des débats.

"La communauté internationale par le biais de l'Union africaine a invité les protagonistes à se mettre autour de la table", a confirmé Augustin Andriamananoro, bras droit d'Andry Rajoelina, l'un des leaders de l'opposition. 

"L'Union africaine cherche une voie consensuelle pour une sortie de crise une fois de plus", a-t-il ajouté.

Cette nouvelle crise à Madagascar, grande île de l'océan Indien à l'histoire politique mouvementée, a éclaté au grand jour samedi avec une manifestation de l'opposition qui a dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre. Deux personnes ont été tuées.

L'opposition avait appelé à descendre dans la rue pour protester contre de nouvelles lois électorales qu'elle juge favorable au gouvernement.

Depuis, les manifestations se poursuivent tous les jours, et dans le calme, dans la capitale, avec un nouveau mot d'ordre: obtenir le départ du président, en poste depuis 2014.

Dimanche soir, le chef de l'Etat a dénoncé une tentative de "coup d'Etat". 

Des centaines de partisans de l'opposition étaient de nouveau réunis jeudi matin sur la place du 13 mai, lieu historique de la contestation dans le centre d'Antananarivo, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ils ont prévu de se rendre au tribunal d'Anosy, à Antananarivo, pour porter plainte contre le chef de l'Etat et le gouvernement, présentés comme les  "responsables de la tuerie de samedi".

Jeudi encore, la Cour constitutionnelle doit se prononcer sur la constitutionnalité des lois électorales, adoptées à quelques mois des scrutins prévus à la fin de l'année.

Elu en 2013, Hery Rajaonarimampianina n'a pas encore annoncé s'il allait briguer un second mandat cette année.

En revanche, les deux principaux chefs de l'opposition, Marc Ravalomanana, président de 2002 à 2009, et Andry Rajoelina, au pouvoir de 2009 à 2014, ont déjà laissé entendre qu'ils étaient prêts à se lancer dans la bataille. Ces deux anciens ennemis font aujourd'hui cause commune contre le régime en place.

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