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Mozambique: nouvelles attaques meurtrières attribuées aux "islamistes"

Trois nouvelles attaques attribuées à un groupe de jeunes musulmans radicaux récemment apparu dans le nord du Mozambique ont fait un mort et trois blessés ces derniers jours, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Ces coups de main ont visé samedi et dimanche derniers deux villages autour de Mocimboa da Praia et de Palma, non loin de la frontière avec la Tanzanie, a rapporté sous couvert de l'anonymat à l'AFP un habitant de la région.

Les assaillants ont visé des fermes pour voler de la nourriture et s'en sont pris à ceux qui leur ont résisté, a précisé à l'AFP un responsable local des forces de l'ordre qui a refusé d'être identifié, évoquant un bilan d'un tué et trois blessés.

La police locale n'est pas autorisée à parler à la presse.

Un groupe islamiste armé jusque-là inconnu a attaqué en octobre dernier un poste de police et une caserne de Mocimboa da Praia.

La police n'a pu reprendre le contrôle de la ville qu'au bout de deux jours de combats, qui se sont soldés par la mort de 2 policiers, d'un chef local et de 14 "assaillants".

Selon des témoignages recueillis sur place par l'AFP, ce groupe, connu sous le nom de "al-shabab" ("les jeunes" en arabe) est apparu dans la région en 2014 et prône un islam radical.

Les autorités l'ont accusé de vouloir "renverser l'ordre établi" mais assurent qu'il n'a aucun lien avec les "al-shabab" qui sèment la terreur en Somalie à grands coups d'attentats.

"L'ordre a été rétabli dans la région", a répété mercredi à l'AFP le porte-parole national de la police Inacio Dina.

Des attaques sporadiques attribuées à ce groupe continuent toutefois à agiter la région, proche d'énormes champs gaziers récemment découverts au large des côtes mozambicaines.

"Ils attaquent des familles dans les villages la nuit pour voler de la nourriture", a commenté le responsable policier local, "ils n'attaquent plus la police, ils sont cernés".

Plus de 300 personnes soupçonnées d'être proches de ce groupe ont été arrêtées depuis octobre.

La procureure générale du pays Beatriz Buchili a affirmé mercredi devant le Parlement que 133 d'entre elles étaient actuellement détenues dans l'attente de leur procès.

AFP

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