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Mali - Le monde entier condamne le putsch

Le président Amadou Toumani Touré est confronté à un coup d’Etat militaire. Des mutins l’ont bouté hors du palais présidentiel le 22 mars. Les soldats ont rapidement décrété un couvre-feu et ont fermé les frontières du pays. Face  à l'état de crise au Mali, les réactions internationales ne se sont pas faites attendre.

La France a réagi par la voix de son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé qui appelle à des élections le plus vite possible au Mali.

«Nous demandons le rétablissement de l'ordre constitutionnel, des élections, elles étaient programmées pour avril, il faut qu'elles aient lieu le plus vite possible», a-t-il annoncé sur Europe 1

Le Conseil de sécurité a appelé à la «restauration immédiate de l'ordre constitutionnel et le gouvernement démocratiquement élu».

Dans une déclaration lue par l'ambassadeur britannique à l'ONU Mark Lyall Grant, les 15 pays membres de Conseil demandent aux mutins de «garantir la sécurité du président Amadou Toumani Touré et de regagner leurs garnisons». Ils réclament par ailleurs «la libération de tous les responsables maliens détenus» et exhortent «toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à éviter la violence et à rester calmes».

La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont dit qu'elles suspendaient toute aide jusqu'à ce que la crise soit résolue. L'Union africaine a décrit le coup d'Etat comme un «revers important pour le Mali».

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a fermement condamné le coup d'Etat de militaires au Mali contre le régime du président Amadou Toumani Touré.

Du côté de Washington, on presse le Mali de régler les tensions qui divisent le pays à travers le dialogue et non la violence après la mutinerie de soldats.

Même cri d'alarme pour les ONG, investies sur le terrain le Nord-Mali frappée depuis plusieurs mois par la guerre entre l'armée et les rebelles touareg.

«Nous condamnons ce coup d'Etat militaire qui vient briser la démocratie malienne qui devait s'exprimer par l'élection présidentielle dans un mois» a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des droits de l’Homme.

«Les solutions aux problèmes du Mali ne passeront pas les armes. La junte militaire doit rendre le pouvoir aux civils dans les plus bref délais» a-t-elle ajouté.

Lu sur BBC, Press Afrik

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