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Libye - Qui jugera Senoussi, l'ex-bras droit de Kadhafi?

Mise à jour du 21 mars: Les autorités mauritaniennes ont accepté d'extrader Abdallah al-Senoussi, l'ex-pilier du régime Kadhafi, vers la Libye. Un accord a été signé entre les deux pays africains, rapporte l'AFP.

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La France, la Libye et la CPI espèrent l’avoir. Seul l’un des trois l’obtiendra.

Abdallah al-Senoussi, l’ancien chef des renseignements libyens, a été arrêté samedi 18 mars en Mauritanie. Depuis lors, des délégations sont sur le pied de guerre pour récupérer l’un des bras droit de Mouammar Kadhafi. Sennoussi a souvent été présenté comme le commanditaire des crimes et attentats du régime Kadhafi.

Le sort d’Abdallah al-Senoussi pourrait être scellé dans la journée du 21 mars. La Mauritanie aurait décidé de le livrer à la Libye. C'est ce qu'a indiqué le 20 mars 2012 au soir sur son compte Twitter Moustapha Abouchagour, le chef de la délégation libyenne arrivée la veille à Nouakchott. Une information à prendre au conditionnel, car côté mauritanien, aucune déclaration officielle n'a été faite, ajoute le site RFI.

«J’ai rencontré le président mauritanien et il a accepté d’extrader Senoussi vers la Libye», écrit Moustapha Abouchagour, le vice-Premier ministre libyen, chef de la délégation envoyée à Nouakchott pour convaincre les autorités mauritaniennes de livrer Abdallah al-Senoussi à la Libye. L’ex-chef des renseignements sera-t-il à bord de l’avion prévu le 21 mars en partance pour Tripoli?

Plus tôt, une source mauritanienne a déclaré au Guardian que la France —qui aurait aidé à la capture de Senoussi— avait déjà conclu un accord sur son extradition avant qu'il ait été arrêté. Ils ont dit que les Français poursuivaient Senoussi depuis un certain temps et ont travaillé avec les autorités mauritaniennes pour planifier son arrestation à l'aéroport de Nouakchott.

Senoussi fait l’objet d’une recherche de la France. Il a été condamné par contumace à perpétuité pour un attentat contre un avion français au Niger en 1989. Le bilan: 170 morts, dont 54 ressortissants français.

Sauf que Tripoli n’est pas prêt à lâcher cet homme fort du régime Kadhafi. A l’instar de Seif al-Islam, Tripoli dit vouloir organiser le procès en Libye et pas à La Haye comme le souhaite toujours la CPI.  Or le cas de Seif al-Islam en dit long sur les droits réservés aux anciennes figures du régime Kadhafi. Arrêté le 19 novembre dernier, le fils Kadhafi ne dispose d’aucun avocat et ne connaît pas encore la date de son procès.

Lu sur The Guardian, RFI

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