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Les dealers de drogue prospèrent en Afrique

L’Afrique continuerait à servir de zone de transit à un trafic de drogue en provenance d’Amérique du sud et à destination de l’Europe. C'est ce qui ressort du rapport 2011 (PDF) de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).

«L’héroïne est introduite en Afrique par l’Afrique de l’Est, puis acheminée directement ou via l’Afrique de l’Ouest vers l’Europe et d’autres régions», indique l'OICS.

Mais, selon le rapport publié fin février, le continent ne contribue plus seulement au recel mais est également devenu un grand consommateur. Un phénomène qui s’observe surtout en Afrique de l’Est et en Afrique australe, où l’augmentation des flux d’héroïne alimente des réseaux de vente. Au Kenya et en Tanzanie, les autorités ont fait des saisies record durant l’année 2011.

Au Maroc, la culture du cannabis et la transformation en résine à destination des marchés d’Afrique du Nord et d’Europe se porte bien, même si les surfaces cultivées tendent au rétrécissement.

Le rapport de l'OICS précise que la consommation de cannabis en Afrique oscille entre 3,4% et 10,8%, chez une frange de la population allant entre 15 et 64 ans. Dans 64% des cas, les problèmes d’addiction sont dus au cannabis.

L’OICS explique que des procédés de fabrication complexes de stimulants tels que les amphétamines et des cristaux de métamphétamines sont à présent maîtrisés en Afrique de l’ouest. L’éphédrine et la pseudoéphédrine, substances légales, importées en Afrique australe sont détournées de leur usage médical pour être transformées. Conçus dans des pays tels que le Nigeria, ces produits se retrouvent jusque sur les marchés d’Asie de l’Est.

Lu sur OICS

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