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Egypte - Un champion de kite-surf attaqué par des requins de six mètres

Jan Lisewki, un Polonais de 42 ans, a tenté de traverser la mer Rouge en kite-surf. Partant d’El Gouna en Egypte, 200 km le séparaient de Douba, en Arabie saoudite mais aux deux tiers de son trajet, le vent est tombé, l'empêchant d'avancer.

Il a dû affronter seul pendant deux jours la soif, la fatigue et surtout des requins de six mètres, selon les médias polonais rapporte The Guardian

Le kite-surfeur a pu lancer un SOS avant la tombée de la nuit, aperçevant au loin un bateau de pêcheur, mais celui-ci ne l'a pas vu.

Champion de sport nautique, et connu pour avoir, en 2011, été le premier homme à traverser la mer Baltique en kite-surf, Lisewski a pu survivre grâce à des boissons énergisantes, un peu d'eau et des barres énergétiques, mais surtout grâce à son instinct de survie et son couteau, qui lui ont permis de repousser les assauts des requins.

Après avoir dérivé vers un récif, Jan dit avoir été attaqué par 11 requins. Il pense qu'ils ont été attirés par la couleur de son cerf-volant, rapporte le magazine SurferToday.

«Je leur ai donné des coups aux yeux, au nez et aux branchies», a déclaré Lisewski à l'agence de presse polonaise PAP.

Il a fallu 40 heures aux garde-côtes saoudiens pour le retrouver et le sauver.

Retour de la psychose en Egypte? Ce n’est en effet pas la première fois que des attaques de requins sont rapportées dans la mer Rouge.

L'année dernière, 4 attaques de requins successives, qui ont coûté la vie à 3 touristes russes et une Allemande, en l’espace d’une semaine dans la zone de Charm el-Cheikh avaient provoqué une véritable psychose.

Pour tenter de rassurer les touristes, les autorités égyptiennes avaient fermé les plages jusqu’à la capture de deux spécimens de squales suspects: un requin longimane dit « requin pointes blanches » et un requin mako, espèces qu’il est rare de trouver aussi près des côtes, rapportait SurfPrévention fin 2010.

«C'est imprévisible, n'est-ce-pas?, avait déclaré à l’époque des faits un touriste britannique. On ne peut pas savoir ce que fera un animal sauvage. Pourquoi devrait-on se sentir en sécurité?»

«Et comment être sûr que l'on a repéré le bon requin et qu'on l'a tué?», s’interrogeait un responsable de centre de plongée à Charm.

La présence des requins aussi proches des côtes de la mer Rouge est-elle liée à des déchets poissonneux rejetés par des bateaux? Aux nombreuses carcasses de moutons jetées à la mer? A la surexploitation de la pêche au large? A une modification des systèmes d'orientation des requins?

Autant de questions qui se posent à nouveau aujourd'hui et auxquelles il est toujours aussi difficile de répondre pour les autorités egyptiennes.

Lu sur The Guardian

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