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L'île Maurice veut attirer les touristes, pas les chiens errants

200.000 chiens errent à Maurice, ce qui représente près de 100 chiens errants par kilomètre carré, affirme L’info.re. Face à ce nombre colossal, le ministre du Tourisme Michal Sik Yuen relance la campagne «To zété, to tassé».

Après un sondage qui révèle que les touristes trouvent qu'il y a trop de détritus et de chiens errants, les autorités souhaient sensibiliser les Mauriciens à préserver leur environnement, notamment les plages.

«L’objectif est de rendre l’île plus attirante afin d’encourager la visite des touristes», écrit L’Express.mu en rapportant les propos du ministre.

Selon le journal mauricien, «le ministère du Tourisme a décidé de prendre le taureau par les cornes.» La campagne a été lancée le 3 mars et a débuté avec le nettoyage de la plage de Grand-Baie. Bien que seules les régions côtières soient concernées, elle devrait être étendue à toute l’île.

«Selon des sondages effectués auprès des visiteurs, il y a trop de chiens errants et de détritus qui sont dans la nature. Nous lançons un appel à tous les Mauriciens pour un environnement plus sain», a déclaré Michael Sik Yuen à l’Express.mu.

Le problème des chiens errants est récurrent à l’Île Maurice.

En décembre dernier, le ministère de l’Agro-industrie s’est également lancé dans une campagne en collaborant avec l’association de défense des animaux Mauritius Society for the Prevention to Cruelty to Animals (MSPCA), précise le quotidien. Avec un quota de capture de chiens errants par année, les autorités souhaitent également intensifier des méthodes comme l’euthanasie et la stérilisation.

Des «Dogs Zones» devraient être créées pour limiter l’accès de certains lieux aux chiens errants.

«Peu bavard sur cette campagne, Michaël Sik Yuen indique simplement que cette nouvelle traque des pollueurs se fera avec la collaboration du ministère de l'Environnement», indique Le Mauricien.

Selon ce site d’information, «To zété, to tassé» a déjà été lancée en 2009 par l’ancien ministre du Tourisme Xavier-Luc Duval, sans succès. Celui-ci s’était inspiré de la campagne du ministère de l’Environnement de 2000, «to zété, to payé», raconte Le Mauricien.

«Michaël Sik Yuen n'est pas allé loin pour trouver le nouveau motto pour tenter de motiver les Mauriciens à ne pas salir leur environnement», affirme Le Mauricien.

Selon le quotidien, le ministre a affirmé que le tourisme repose sur trois axes principaux: «l’accessibilité, la visibilité et l’attractivité». Pour lutter contre la pollution des sites touristiques, des brochures vont être distribuées au public et les pollueurs pourront être sanctionnés d’une amende de 2.000Rs, soit environ 53 euros, relate L’Info.re.

Lu sur L’Express.mu, L’info.re, Le Mauricien

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