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L'Afrique enchantée salue l'élection sénégalaise

Pour son émission du 4 mars, l’Afrique enchantée a accordé une large place au Sénégal.

En pleine élection présidentielle dans le pays de la Téranga, le programme de France Inter débute en musique avec l’Orchestre Baobab de Dakar.

«Ne sois pas mon ami, si c’est pour me trahir demain», peut-on traduire dans la chanson intitulée Boulmamine du groupe sénégalais.

Ces paroles font écho à la candidature d’Abdoulaye Wade. Les animateurs Soro Solo et Vladimir Cagnolari se rappellent que «Gorgui» (le vieux) avait pourtant assuré qu’il ne s’éterniserait pas à la tête du pays.

Archives à l’appui, les deux voix de l’Afrique enchantée nous font écouter les vieilles promesses du président sortant.

«Comme je n’envisage pas de rester au pouvoir indéfiniment, j’ai décidé de modifier la constitution, le mandat de sept à cinq ans et de limiter le nombre de mandats à deux. Je ne ferai pas comme Abdou Diouf qui accepte toujours des limitations et avant la fin du dernier mandat, modifie la constitution pour pouvoir rester», expliquait le chef d’État en 2000.

Malgré l’attitude d’Abdoulaye Wade, et les protestations qui ont secoué le pays, l’Afrique enchantée note que les élections se sont déroulées dans le calme et que les électeurs ont répondu présent.

«Les Sénégalais nous ont donné à tous une belle leçon de démocratie, de civisme, et qui a payé», insistent les présentateurs.

L’émission ne s’attarde pas seulement sur l’élection présidentielle au Sénégal. Elle décrypte aussi l’actualité au Mali et notamment la rébellion touareg.

La journaliste Églantine Chabasseur est allée à la rencontre de ce peuple dans un centre culturel Tamacheck (touareg) dans la capitale Bamako.

Entendu sur France Inter

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