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Maroc - Que faire d'autre avec l'argent du TGV?

Prévu pour 2015, le TGV marocain qui devrait relier les villes de Tanger et Casablanca ne fait pas l’unanimité dans le royaume. Près de 33 milliards de dirhams (3 milliards d’euros) vont être investis pour le projet.

Un collectif d’associations s’est mobilisé de manière originale: Stoptgv.com, un site Internet créé à cet effet, énumère tout ce que le gouvernement pourrait faire avec le budget de ce projet pharaonique. «Un inventaire à la Prévert» commente Afrik.com

5.000 écoles ou 3.000 lycées en zone urbaine, 25.000 écoles en zone rurale. 100 grandes écoles d’ingénieurs ou 300 instituts de formation techniques totalement équipés, 25 grands centres universitaires hospitaliers totalement équipés et d’une capacité globale de 22.000 lits, 6.000 hectares viabilisés de zones industrielles (36.000 unités industrielles), 16.000 centres socioculturels, bibliothèques ou maisons de quartiers, 10.000 médiathèques, 16.000 kilomètres de routes rurales etc.

Cap Démocratie Maroc (Capdema) est l’une des associations signataires du manifeste. Elle  regroupe des jeunes marocains de la diaspora qui œuvrent pour la promotion des droits humains et la bonne gouvernance.

Depuis sa création, Capdema apporte sa contribution au débat public sur différentes thématiques. Face à l’absence d’un vrai débat public sur le projet TGV, l’association a décidé de publier un rapport sur le sujet. La note d’une trentaine de pages, rédigée par un étudiant en ingénierie ferroviaire qui a travaillé à la SNCF, à Alstom et Veolia, a pour but «de permettre aux citoyens de juger par eux même de la pertinence d’un projet d’une telle ampleur et la réalité des chiffres annoncés par les responsables politiques». Il est le document de base de l’appel «Stop TGV!».

Le collectif d’associations auteur de l’appel a lancé une pétition qui a déjà mobilisé de nombreux signataires.

«Dans ses actions, le collectif "Stop TGV!" rappelle que des pays développés tels que l’Espagne, le Portugal ou encore l’Argentine ont reconsidérés leurs projets de TGV alors que le Maroc, classé avant dernier de la région en termes de développement humain, fonce tête baissée», note Afrik.com.

Lu sur Afrik.com

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