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Sénégal - Idrissa Seck accusé d'être à l'origine des violences

Le porte-parole de la Présidence sénégalaise, Serigne Mbacké Ndiaye, a accusé le 20 février l'ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle Idrissa Seck d’être l’initiateur des violences qui secouent depuis plusieurs jours le Sénégal.

D’après lui, l’opposition aurait «délibérément choisi de manifester un vendredi», de s'être dirigée «volontairement» vers la mosquée.

Puis, il accuse sans le nommer, pour, dit-il, des «raisons d’efficacité», un «candidat assoiffé de pouvoir» de vouloir «semer le chaos» et «faire verser le sang» pour rendre le pays ingouvernable, rapporte Afrik.com.

 «Parmi les candidats, il y a en a qui ne veulent pas aller à l'élection. L'un d'eux a recruté 200 anciens militaires à la retraite avec un colonel à la retraite à la tête de ce groupe. Des jeunes sont recrutés dans certains quartiers de Dakar et à l'intérieur du pays», a poursuivi le porte-parole.

«Nous connaissons celui qui s’occupe du recrutement, combien il paie par jour et à quel endroit il distribue l’argent, assure Serigne Mbacké Ndiaye. L’État a pris toutes les dispositions pour mettre un terme à ce désordre et neutraliser les fauteurs de troubles que nous avons formellement identifiés», précise le quotidien sénégalais Rewmi.com.

«Nous lançons un appel à tous les Sénégalais sincères et épris de paix et de justice qui se sont engagés dans ce combat en toute bonne foi parce qu’ils croient en un idéal, d’arrêter. Car, sans peut-être le savoir, ils sont en train d’être manipulés par quelqu’un dont la soif de pouvoir dépasse tout ce que vous pouvez imaginer», rapporte Rewmi.com.

Serigne Mbacké Ndiaye en a profité pour regretter les affrontements qui se sont poursuivis dimanche 19 février et s'excuser auprès de la communauté tidiane. La mosquée El Hadj Malick Sy a été «profanée» au gaz lacrymogène par les forces de l'ordre vendredi 17 février, explique l'hebdomadaire Jeune Afrique. Une «bavure», selon les termes du ministre de l’Intérieur.

«Je réitère mes excuses à la tarikha (communauté) tidiane, à la ouma islamique», indique le porte-parole avant de féliciter les forces de l’ordre pour leur «professionnalisme extraordinaire» et leur «calme olympien», indique Afrik.com.

Bien que se sentant visé, Idrissa Seck n’a pas semblé touché par les propos du ministre porte-parole.

«Ce sont des propos irresponsables, je ne réponds pas à cette personne», a déclaré l’ancien Premier ministre de Wade bloqué par la police devant la mairie de Dakar.

«Ce que j’assume pleinement, c’est le combat pour la protection de la constitution et l’appel que je lance, depuis très longtemps à mes concitoyens, pour se mobiliser pour barrer la route à ce projet de dévolution monarchique du pouvoir. Cela, je l’assume, pleinement mais, je le fais sans armes», précise-t-il.

«La violence est regrettable, nous le déplorons tous, mais, le président sortant est à l’origine de tout cela. Tant que Wade ne dégage pas, il ne peut pas y avoir de paix civile dans ce pays. On veut bien que cette élection ait lieu, sans Wade», termine Idrissa Seck.

Lu sur Afrik.com, Rewmi.com, Jeune Afrique

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